Laurent Cardinal Monsengwo Pasinya Laurent Cardinal Monsengwo Pasinya
Function:
Archbishop of Kinshasa
Title:
Birthdate:
Nov 03, 1939
Country:
Kongo
Elevated:
Nov 22, 2010
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English Cardinal says African Church 'substitutes' for failed states
Mar 25, 2017
Cardinal says African Church

Cardinal Laurent Monsengwo of the Democratic Republic of Congo says that in many African societies, the Catholic Church historically has served as a substitute for the state, especially when those states have failed, explaining why Catholic prelates on the continent play such a directly political role in African affairs.

africa logoROME - Over the years, and in a variety of places, African Catholicism has had a rich history of Catholic prelates who became major social and political forces in their countries.

Cardinal Anthony Okogie of Nigeria risked life and limb to stand up against military rule; Cardinal Christian Tumi of Cameroon has long been a thorn in the side of his country
French Le cardinal Monsengwo, le « Wojtyla congolais »
Jan 09, 2017
À 77 ans, le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, archevêque de Kinshasa, jouit d’une autorité morale incontestée dans son pays, la République démocratique du Congo, et au-delà.

Membre du Conseil des neuf cardinaux chargés de conseiller le pape François pour réformer la curie, ce cardinal très politique œuvre depuis longtemps pour le dialogue intercongolais et le respect des droits de l’homme dans son pays.

En République démocratique du Congo, l’archevêque de Kinshasa, le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, joue, depuis plus de vingt ans, un rôle de premier plan. Né en 1939, ordonné prêtre en 1963, il est le premier Africain à devenir docteur en sciences bibliques, diplômé en 1970 du prestigieux Institut biblique pontifical, à Rome. Il devient évêque de Kisangani à 41 ans, un record, et ne quittera son diocèse qu’en 2007 après sa nomination comme archevêque de Kinshasa.

Homme fort de l’épiscopat de son pays, d’abord comme président de la Conférence épiscopale du Zaïre (ancien nom du Congo) entre 1982 et 1994, puis à la tête de la Conférence épiscopale nationale du Congo de 2004 à 2008, Laurent Monsengwo Pasinya a assuré un rôle politique majeur dans la transition politique qu’a connue son pays à la suite du règne du maréchal Mobutu, destitué en 1997. Au cours de cette période, il fut l’une des rares figures à s’élever contre les violations des droits de l’homme, luttant en faveur de la démocratisation du Congo.
Guerre civile meurtrière

Il préside successivement, entre 1991 et 1996, la Conférence nationale souveraine, puis le Haut Conseil de la République, le parlement de transition. Cela n’empêchera malheureusement pas le pays de basculer dans la guerre civile la plus meurtrière de l’Afrique contemporaine (1998-2002). L’Église congolaise reste cependant, depuis, la seule institution « debout » dans un pays dépourvu de structures solides et où elle tient près de 70 % des écoles et des hôpitaux.

Créé cardinal par Benoît XVI au consistoire de novembre 2010, il jouit sur le continent noir et au-delà d’une autorité morale incontestée. En 2012, il a même été chargé par le pape allemand de prêcher les exercices de Carême, un signe de grande confiance.
Membre du « C9 »

Proche du pape François, qui l’a désigné en 2013 pour faire partie des neuf cardinaux chargés de le conseiller pour réformer la curie, le cardinal Monsengwo peut ainsi porter la voix de nombreux évêques africains. Ce continent, que Benoît XVI avait qualifié lors de son voyage au Bénin de « poumon spirituel », le pape François le connaît mal. D’où la place essentielle au sein de sa garde rapprochée du cardinal Monsengwo, surnommé le « Wojtyla congolais ».

Sa voix se fait désormais entendre pour dénoncer le maintien au pouvoir par la force du président Joseph Kabila, dont le deuxième mandat, le dernier autorisé par la Constitution, vient d’expirer, alors qu’aucune date n’est fixée pour de prochaines élections. Sous l’égide de la Cenco, le dialogue se poursuit pour permettre de trouver une issue à la crise qui a déjà causé des dizaines de morts. De l’aveu de Kabila lui-même, le cardinal Monsengwo est l’un de ses opposants les plus sérieux. Mais il sait aussi qu’en RD-Congo, aucun accord ne peut être trouvé sans lui.

À 77 ans, le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, archevêque de Kinshasa, jouit d’une autorité morale incontestée dans son pays, la République démocratique du Congo, et au-delà.

Membre du Conseil des neuf cardinaux chargés de conseiller le pape François pour réformer la curie, ce cardinal très politique œuvre depuis longtemps pour le dialogue intercongolais et le respect des droits de l’homme dans son pays.
Le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, archevêque de Kinshasa le 1er novembre 2015.

Le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, archevêque de Kinshasa le 1er novembre 2015. / P.RAZZO/CIRIC

À 77 ans, le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, archevêque de Kinshasa, jouit d’une autorité morale incontestée dans son pays, la République démocratique du Congo, et au-delà.

Membre du Conseil des neuf cardinaux chargés de conseiller le pape François pour réformer la curie, ce cardinal très politique œuvre depuis longtemps pour le dialogue intercongolais et le respect des droits de l’homme dans son pays.

En République démocratique du Congo, l’archevêque de Kinshasa, le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, joue, depuis plus de vingt ans, un rôle de premier plan. Né en 1939, ordonné prêtre en 1963, il est le premier Africain à devenir docteur en sciences bibliques, diplômé en 1970 du prestigieux Institut biblique pontifical, à Rome. Il devient évêque de Kisangani à 41 ans, un record, et ne quittera son diocèse qu’en 2007 après sa nomination comme archevêque de Kinshasa.

Homme fort de l’épiscopat de son pays, d’abord comme président de la Conférence épiscopale du Zaïre (ancien nom du Congo) entre 1982 et 1994, puis à la tête de la Conférence épiscopale nationale du Congo de 2004 à 2008, Laurent Monsengwo Pasinya a assuré un rôle politique majeur dans la transition politique qu’a connue son pays à la suite du règne du maréchal Mobutu, destitué en 1997. Au cours de cette période, il fut l’une des rares figures à s’élever contre les violations des droits de l’homme, luttant en faveur de la démocratisation du Congo.
Guerre civile meurtrière

Il préside successivement, entre 1991 et 1996, la Conférence nationale souveraine, puis le Haut Conseil de la République, le parlement de transition. Cela n’empêchera malheureusement pas le pays de basculer dans la guerre civile la plus meurtrière de l’Afrique contemporaine (1998-2002). L’Église congolaise reste cependant, depuis, la seule institution « debout » dans un pays dépourvu de structures solides et où elle tient près de 70 % des écoles et des hôpitaux.

Créé cardinal par Benoît XVI au consistoire de novembre 2010, il jouit sur le continent noir et au-delà d’une autorité morale incontestée. En 2012, il a même été chargé par le pape allemand de prêcher les exercices de Carême, un signe de grande confiance.
Membre du « C9 »

Proche du pape François, qui l’a désigné en 2013 pour faire partie des neuf cardinaux chargés de le conseiller pour réformer la curie, le cardinal Monsengwo peut ainsi porter la voix de nombreux évêques africains. Ce continent, que Benoît XVI avait qualifié lors de son voyage au Bénin de « poumon spirituel », le pape François le connaît mal. D’où la place essentielle au sein de sa garde rapprochée du cardinal Monsengwo, surnommé le « Wojtyla congolais ».

> À lire : Le cardinal Monsengwo, la voix de l’Afrique

Sa voix se fait désormais entendre pour dénoncer le maintien au pouvoir par la force du président Joseph Kabila, dont le deuxième mandat, le dernier autorisé par la Constitution, vient d’expirer, alors qu’aucune date n’est fixée pour de prochaines élections. Sous l’égide de la Cenco, le dialogue se poursuit pour permettre de trouver une issue à la crise qui a déjà causé des dizaines de morts. De l’aveu de Kabila lui-même, le cardinal Monsengwo est l’un de ses opposants les plus sérieux. Mais il sait aussi qu’en RD-Congo, aucun accord ne peut être trouvé sans lui.

http://www.la-croix.com/Religion/Monde/Le-cardinal-Monsengwo-Wojtyla-congolais-2016-12-27-1200813168
English Approval for Zairian rite was a long time coming, says Congolese cardinal
Aug 11, 2016
In 1969, four years after the conclusion of the Second Vatican Council, the bishops of the Democratic Republic of the Congo petitioned the Vatican for permission to use a new rite that spoke to the needs of Catholics in the sub-Saharan African nation.

Posted August 10, 2016

WASHINGTON (CNS) — Nineteen years and two popes later, that permission was granted. By 1988, though, the country’s name had been changed to Zaire, so the liturgical rite became known as the Zairian rite.

Less than a decade later, the country was renamed the Democratic Republic of the Congo, better known simply as Congo. The name of the rite remains, though, said Congolese Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya of Kinshasa, which is the capital of the country.

The biggest changes from the Roman rite known to most Catholics in the West to the Zairian rite are slight changes in order. The penitential rite follows the homily, and is followed by the sign of peace.

“We cannot ask for forgiveness until we have heard the word of God,” Cardinal Monsengwo said in his Aug. 5 address during the Aug. 5-7 Third African National Eucharistic Congress, held in Washington. “We have to know the teaching of the church first.”

The placement of the greeting of peace, he said, harks back to the biblical injunction that, if you are at odds with your brother, you must reconcile with him before bringing your gifts to the altar.

The Mass also features a moderator, an important element in Congolese culture. It also features the invocation of ancestors, which has long been part of African practices. In addition, dancing is common in Masses using the rite. Liturgical dance is far less frequent in the West, and often viewed as an oddity, if not with outright suspicion.

The rite was cited in 1989, a year after its approval, by then-Father George Stallings, a priest of the Archdiocese of Washington, as justification for the creation an African-American rite for black Catholics in the United States. During liturgies he performed before his split with the Roman Catholic Church, Father Stallings — now an archbishop in the church he founded, the African-American Catholic Congregation — incorporated calling on the intercession of ancestors, but none of the other elements of the Zairian rite.

The Zairian rite was not used in any of the Masses celebrated during the Congress, held at The Catholic University of America. The rite is approved for use only for Masses in the dioceses of Congo.

Cardinal Monsengwo was hailed as one of the last living clergy to have helped develop the rite and then advocate for its adoption by the Vatican.

Work on the rite had begun in 1961, before Vatican II had begun. Vatican II’s Constitution on the Sacred Liturgy, adopted in 1963, called for liturgical adaptation.

The Zairian rite is one of two rites particular to Africa; the Ge’ez rite has been approved for use for Catholics in Ethiopia and Eritrea.

http://catholicphilly.com/2016/08/news/world-news/approval-for-zairian-rite-was-a-long-time-coming-says-congolese-cardinal/
French Consultation des forces vives de la Nation : Joseph Kabila reçoit le cardinal Laurent Monsengwo
Jun 03, 2015
Ce matin, au Palais de  la Nation, le président de la République reçoit le cardinal Laurent Monsegwo Pasinya, archevêque métropolitain de Kinshasa. La rencontre, au sommet, de ces deux hautes personnalités s’inscrit dans le cadre des prérogatives du chef de l’Etat d’écouter les forces vives sur les questions qui défrayent l’actualité politique en RDC.  Toutes les questions, a-t-on appris des sources proches du Palais de la Nation, seront abordées.

Cette  vision de rassembler les forces vives, autour d’une table pour dialoguer, marque un signal fort que le Raïs lance à la nation, pour permettre au pays de cheminer vers les élections apaisées. Le service protocolaire indique que l’agenda de Joseph Kabila est, aussi, chargé, aujourd’hui, comme c’était le cas hier, lundi 1er juin 2015. Ainsi pour ce mardi, 2 juin 2015, sont également annoncés aux portillons de la Présidence de la République, aux environs de 11 heures, d’autres représentants des organisations confessionnelles. Il s’agit de Son éminence Théodore Mfumunzanza de l’église orthodoxe, Bishop Kankienza Mwana Mbo des églises de réveil, Mgr Simon Nzinga Maluki des églises indépendantes et, enfin, le grand chef Munongo Mwenda M’SIRI.

Enfin, le président de la République a entamé les Consultations au Palais de la Nation en vue de la tenue du dialogue national. Pour la seule journée d’hier, lundi 1er juin 2015, le président de la République, Joseph Kabila Kabange, a reçu cinq représentations des confessions religieuses venues présenter leurs points de vue sur la situation politique du pays. De leur entretien, apparait des contestations autour du calendrier global publié par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Tous ont salué l’initiative de Joseph Kabila de les avoir associés à cette impériale voie de dialogue. Tous ont souhaité que les élections se fassent dans la limite du respect de la Constitution. Tous sont pour la paix et les élections apaisées. Tous sont d’accord pour des solutions concertées.

Le premier à franchir les portails du Palais de la Nation est Mgr Marini Bodho, président de l’Eglise du Christ au Congo et sa délégation. Accompagné de Mgr Kuye Ndondo wa Mulemera. Face aux enjeux électoraux, l’ECC lui a fait part de sa position. Mgr Marini aurait dit au président que s’il y a des opérateurs politiques qui veulent s’exprimer, pour ajouter ou enlever des éléments sur le calendrier, c’est tout à fait correct et bon. Il n’a pas apprécié la position versatile de certains leaders politiques qui ne rassure pas. Il a appelé les chrétiens à la prière.

La délégation de l’ECC a été suivie par celle de l’Eglise Kimbanguiste, représentée par Son éminence Simon Kimbangu Kiangani. L’Eglise du Christ au Congo par le prophète Simon Kimbangu est respectueuse de l’Etat, a déclaré le chef spirituel de l’Eglise Kimbanguite. Ce dernier, a, en somme, demandé qu’il y ait la paix sur la terre de Simon Kimbangu.

La Conférence épiscopale nationale du Congo, Cenco en sigle, conduite par Mgr Djomo a remercié le président de la République de l’avoir associé à cette consultation. Avant d’exprimer ses préoccupations au président Joseph Kabila. Pour la Cenco, il faut qu’il y ait un consensus sur le calendrier de la Ceni. Les évêques ont rappelé que le dialogue doit se faire dans le respect absolu des règles et dans le délai de la Constitution.

La Cenco a évoqué la question de la sécurisation des opérations électorales et des candidats ainsi que la mobilisation de fonds.

Imam Ali Mwinyi de la Communauté islamique au Congo, Comico en sigle, a déclaré qu’il a proposé une solution concertée pour arriver à des élections apaisées. Ce matin, les consultations présidentielles se poursuivent avec d’autres forces vives. Le chemin de la paix et des élections apaisées est désormais balisé.

Peter Tshibangu
Kinshasa, 2/06/2015 (La Prospérité, via mediacongo.net)

http://www.mediacongo.net/show.asp?doc=85229
Spanish Laurent Monsengwo: “Una mujer violada puede usar anticonceptivos”
Oct 11, 2014
Entrevista con el arzobispo de Kinshasa y miembro del Consejo de Cardenales.

Publicado el 09.10.2014

DARÍO MENOR (ROMA) | Laurent Monsengwo Pasinya, arzobispo de Kinshasa (República Democrática del Congo) y una de las voces de la Iglesia más respetadas en África, reconoce que, para luchar contra el sida, el uso de los llamados “métodos artificiales” no está tan lejos de la comunidad cristiana como podría parecer.

outline-map-of-4s30-16e10-globe-rectangular-outline“Proponemos el principio de la fidelidad. Si una persona es fiel, no tiene sida. La posición de otros es usar condones y otros medios anticonceptivos. El Estado los usa, no tenemos nada en contra; lo aceptamos. Cuando una mujer es violada, es posible utilizarlos. Pero deben ser usados en plena libertad”. Miembro del Consejo de Cardenales que asesora al Papa (el llamado C-9), anuncia “reformas bastante grandes” en la Curia romana y lamenta los ricos recursos naturales que tiene su país, pues los considera causa de la miseria.

PREGUNTA: ¿Cómo es el ambiente en el C-9?

RESPUESTA: De plena libertad. El Papa siempre está con nosotros, excepto en algunos momentos puntuales. Él no habla mucho, sobre todo escucha. Sigue muy bien los trabajos, habitualmente llega antes que nosotros. Es de una puntualidad admirable. Pide consejos y, a veces, da indicaciones para aclarar qué es lo que quiere. Nosotros discutimos y reflexionamos, se le da la palabra a todos.

P: ¿Cómo es el trabajo de la Iglesia contra el sida? ¿Surgen problemas con la doctrina católica en este campo?

R: Proponemos el principio de la fidelidad. Si una persona es fiel, no tiene sida. La posición de otros es usar condones y otros medios anticonceptivos. El Estado los usa, no tenemos nada en contra; lo aceptamos. Cuando una mujer es violada, es posible utilizarlos. Pero decimos que deben ser usados en plena libertad. Nos han mandado condones rotos. De los cinco millones que un país mandó a África, había tres millones rotos. Por eso tampoco era seguro que usando estos medios se evitara el sida. Los usan para forzar a la gente a comprar. Nosotros pedimos a la gente que sea fiel. Si no pueden ser fieles, que prueben esos métodos para evitar estas enfermedades, pero que lo hagan en plena libertad.

P: ¿Qué significa usar el preservativo en plena libertad?

R: Plena libertad quiere decir que no les obliguen a comprarlos con fines comerciales. Nosotros usamos métodos naturales, sobre todo el de Billings. Se entiende muy bien. Y tenemos la fidelidad. Si uno es fiel y utiliza esos métodos, no tendrá enfermedades ni hijos indeseados. Frente a esto, están los excesos en el uso de métodos artificiales, como el supuesto principio de que cada mujer tiene el derecho de usarlos desde los 9 años.

P: ¿Acepta el uso del preservativo si en una pareja uno de los dos miembros tiene sida?

R: He encontrado personas que sabían que su pareja tenía esta enfermedad, pero se sacrificaban por él. En otros casos se entiende el uso del preservativo, pero no debemos centrar todo el discurso en el condón ni en la sexualidad. No es así como hacemos que la persona avance.

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French Un Cardinal vendu ?
Aug 29, 2014
Le journaliste et éditeur du journal « Congo News », Hugues Michel Mukebayi Nkoso, a été arrêté jeudi 21 août 2014 a son domicile et conduit au cachot du Palais de justice où il devait être entendu ce vendredi.

Cette arrestation fait suite à une plainte du Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya via son frère, le Sénateur Kaniki. Elle est liée à un article non signé et publié dans l’édition n° 028 de ce journal en date du vendredi 18 juillet 2014. Dans cet article intitulé « Honte et opprobre à un cardinal vendu », le journal accusait Monsengwo de jouer un double jeu en s’opposant, le jour, à la révision de la Constitution tout en complotant, la nuit, avec Joseph Kabila pour l’aider à se maintenir au pouvoir au-delà de 2016. Monsengwo se serait fait payer par des voies détournés, notamment à travers une prestation dans la publicité d’une société de téléphonie mobile fonctionnant en RDC.

D’habitude, les espaces médiatiques s’emballent chaque fois qu’une affaire judiciaire, quel qu’en soit l’objet, met aux prises un journaliste et une personnalité de la majorité. Mais, maintenant que les loups commencent à se manger entre eux, on observe un silence assourdissant des associations de défense des droits de l’homme toujours prompts à crier aux violations des droits de l’homme, tandis que les observateurs neutres demeurent perplexes face à la gravité des allégations faites par le journal « Congo News » au sujet d’une prétendue connivence entre Monsengwo et Kabila pour permettre à ce dernier de demeurer aux affaires au-delà de 2014.

Le journaliste et éditeur du journal « Congo News », Hugues Michel Mukebayi Nkoso, a été arrêté jeudi 21 août 2014 a son domicile et conduit au cachot du Palais de justice où il devait être entendu ce vendredi. Cette arrestation fait suite à une plainte du Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya via son frère, le Sénateur Kaniki. Elle est liée à un article non signé et publié dans l’édition n° 028 de ce journal en date du vendredi 18 juillet 2014. Dans cet article intitulé « Honte et opprobre à un cardinal vendu », le journal accusait Monsengwo de jouer un double jeu en s’opposant, le jour, à la révision de la Constitution tout en complotant, la nuit, avec Joseph Kabila pour l’aider à se maintenir au pouvoir au-delà de 2016. Monsengwo se serait fait payer par des voies détournés, notamment à travers une prestation dans la publicité d’une société de téléphonie mobile fonctionnant en RDC.

Après la parution de cet article, il s’est observé une sorte de course-poursuite entre Mukebayi et les associations de défense de la liberté de presse d’un côté et, de l’autre, Monsengwo et son frère Kaniki qui était allé jusqu’à proférer des menaces de mort à peine voilées contre Mukabayi Nkoso. En effet, dans un texto qu’il avait envoyé à Mukebayi par le canal d’un collègue de celui-ci, Kaniki écrivait ceci : «Bjr. Dis a ton ami de Congo News que je ne suis pas pasteur ni prêtre, mais surtout magistrat en disponibilité et prince traditionnel de l,iijuu de mfel lesang avec ce que cela comporte comme non dit. Il déclare la guerre à notre famille. Il en paiera le prix. J’ai dit ».

Au-delà de la dimension judiciaire de cette affaire, se profile toute une réflexion sur la nature même des relations entre les médias et les acteurs socio politiques et économiques du pays en rapport avec la marche de la Nation. Mukebayi et son journal, Congo News, sont connus comme étant arrimés à l’opposition proche de Vital Kemerhe. La ligne éditoriale de ce journal le rapproché également de Mgr Monsengwo dont on connaît les penchants politiques par rapport à la majorité. Les lecteurs des journaux s’étaient donc étonnés du contenu d’un sulfureux article contre Monsengwo dans « Congo News ». La gravité des faits mis à charge de l’Archevêque de Kinshasa avait même soulevé des vagues au sein de la corporation où les journalistes craignaient ouvertement pour la liberté de Mukebayi.

Tout en laissant la justice faire son travail, cette affaire vient interpeller les consciences au sujet, aussi bien de la pratique de la politique en RDC que de l’exercice du journalisme. On a trop souvent du mal à repérer la frontière entre ces deux pôles qui surfent sur les plages de la liberté d’expression et de la liberté de presse. Les dérives professionnelles dans la presse en RDC n’ont plus de secret pour personne. Cette affaire vient à nouveau de mettre cette problématique sur la sellette pour interroger les consciences sur les excès auxquels se livrent les médias et les acteurs politiques lorsqu’ils critiquent les autorités publiques, à commencer par Joseph Kabila.

En disant ceci, nous sommes sûrs que, quelque part dans les salons capitonnés, les inspirateurs de l’article incriminé se convainquent que Mgr Monsengwo a agi de connivence avec Joseph Kabila pour faire taire un journaliste au sujet des allégations dont ils sont les seuls à détenir les preuves de leur véracité, si tel est le cas. En tous cas, au sein de la majorité présidentielle, l’on demeure encore perplexe au sujet du contenu de l’article paru dans « Congo News ». Ceci d’autant plus que personne, ici, n’a souvenance d’un quelconque rapprochement avec Monsengwo pour l’entreprise alléguée par ce journal.

En attendant de connaître le fin mot de cette affaire, il faut observer ce silence assourdissant aussi bien des professionnels des médias que des associations de défense de la liberté de presse qui sont toujours prompts à multiplier des communiqués et déclarations chaque fois qu’une affaire judiciaire, quelle qu’en soit l’objet, met aux prises un journalistes et un politicien de la majorité. A présent que les loups commencent à se manger entre eux, qui accusera qui de violation des droits de l’homme ?
French Un Dieu, pas de maître
Feb 28, 2014
Il est membre du conseil des huit cardinaux chargés de plancher sur les réformes de l'Église et n'a pas sa langue dans sa poche. Pour le Congolais Laurent Monsengwo Pasinya, pas question d'être à la botte du pouvoir politique.

En 2013, il fêtait le cinquantenaire de sa vie sacerdotale. Aujourd'hui, Laurent Monsengwo Pasinya appartient au groupe des huit cardinaux ("C8") choisis par le pape François pour réfléchir aux réformes à entreprendre concernant les finances de l'Église et de la curie romaine.

Depuis les années 1990, lorsqu'il dirigeait les travaux de la Conférence nationale souveraine du Zaïre ou qu'il présidait le Parlement de transition, ce cardinal congolais a toujours su se distinguer. À l'époque où il était président de la Conférence épiscopale du Zaïre, Monsengwo Pasinya faisait office de contre-pouvoir. Et ce n'est pas un hasard si c'est lui que le pape a désigné. "Il a un esprit très ouvert tout en étant attaché à la tradition. Et il n'hésite pas à dire ce qu'il pense vraiment", estime l'abbé Donatien Nshole Babula, secrétaire général adjoint de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco).

   L'archevêque de Kinshasa est le seul Africain à être titulaire d'un doctorat en Écritures saintes.

L'archevêque de Kinshasa, seul Africain à être titulaire d'un doctorat en Écritures saintes, s'est toujours imposé comme un fervent défenseur de la justice, la transparence et l'intégrité. Un jour, il a déclaré : "L'Église ne fait pas de cadeaux aux délinquants", se souvient Nshole Babula.

Pour le père Joseph Ballong, directeur émérite du service des programmes en français de Radio Vatican destinés à l'Afrique, le choix de Monsengwo Pasinya s'explique par plusieurs raisons. Le pape connaît le cardinal depuis longtemps déjà. Lorsqu'il était encore Mgr Jorge Mario Bergoglio, archevêque de Buenos Aires, il logeait au même endroit que Monsengwo Pasinya chaque fois qu'un conclave se tenait à Rome. Les deux hommes avaient alors pour habitude de prendre le petit déjeuner ensemble. L'année dernière, François l'a chargé de la prédication qui précède le carême. Selon le père Ballong, "le cardinal congolais est un brillant intellectuel, l'un des rares à savoir parler latin. C'est un homme de terrain, à la fois politique et religieux, doté d'un charisme et d'une expérience indéniables. Il a d'abord dirigé un petit diocèse, puis un plus grand, et désormais un archidiocèse".

"Quand le pays va mal, il en souffre beaucoup"

Dans son pays, le cardinal Monsengwo Pasinya ne laisse personne indifférent. Il n'a jamais hésité à dénoncer tout ce qu'il estime inacceptable : la mauvaise gouvernance, les élections mal organisées, la dépravation des moeurs... Il a ainsi critiqué les résultats de l'élection présidentielle de 2011 et a refusé de participer aux concertations nationales organisées à la fin de l'année 2013. "Il a une grande sensibilité politique. Quand le pays va mal, il en souffre beaucoup. C'est un homme intègre qui met sa spiritualité au service de son pays. Ses adversaires le redoutent parce qu'il est déterminé à changer les choses", souligne Philippe Biyoya, professeur de sciences politiques à Lubumbashi et à Kinshasa.

Considéré par certains comme un opposant au pouvoir, le cardinal a toujours tenu à ce que les prêtres de son archidiocèse ne soient pas à la botte du gouvernement. Il n'a pas hésité à muter un prêtre qui vantait les mérites des "cinq chantiers", l'ancien projet de société de Joseph Kabila. À 75 ans, l'archevêque de Kinshasa est resté égal à lui-même. Dans les années 1990, d'aucuns voyaient en lui un candidat à la présidence de la République. "En aucun cas je ne retirerai ma soutane pour endosser un autre rôle", aurait-il rétorqué. À Rome, une rumeur prétend même qu'il aurait eu son mot à dire dans la création des futurs cardinaux.

http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2772p014.xml0/joseph-kabila-laurent-monsengwo-pasinya-glise-pape-francois-laurent-monsengwo-pasinya-rdc-laurent-monsengwo-pasinya-un-dieu-pas-de-maitre.html
French Le Cardinal Laurent Monsengwo a placé son jubilé d’or sous le signe de la confiance
Dec 26, 2013
Le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, archevêque métropolitain de Kinshasa, a placé son jubilé d’or sous le signe de la confiance, au cours d’une célébration eucharistique, dimanche 22 décembre, au stade des Martyrs à Kinshasa en présence des honorables présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, des membres du gouvernement, de la délégation de la République du Congo, du nonce apostolique, des évêques, des ambassadeurs, des délégations des autres églises ainsi que plusieurs personnalités du pays dont le gouverneur de la ville de Kinshasa.

Au cours de cette célébration eucharistique, marquant la fin des activités organisées dans le cadre du jubilé d’or, le pape François a adressé au cardinal un message lu par l’abbé Michel Kombe, directeur du centre Lindonge dans lequel il a loué ses qualités exceptionnelles qui ont fait de lui, l’unique africain membre de la commission pour la réforme de la curie romaine.

Dans son homélie, le cardinal Monsengwo a retracé l’historique de son parcours sacerdotal depuis le séminaire jusqu’à son ordination comme prêtre en 1963 à Rome, comme évêque et archevêque par le pape Jean Paul II et son choix par l’actuel pape, comme membre de la curie romaine. Il a remercié tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué à sa formation de serviteur de Dieu et toute personne, organismes et sociétés qui se sont impliqués pour la réussite de la célébration de son jubilé d’or. Le cardinal a loué l’Eternel pour la grâce particulière dont il a bénéficié de sa part laquelle l’a élevé au niveau actuel.

L’archevêque de Kinshasa a reconnu la grande responsabilité qui lui incombe en sa qualité de ministre et berger du peuple de Dieu. « J’ai beaucoup reçu de Dieu et j’ai l’obligation  de beaucoup donner. Dieu me demandera un jour des comptes ». Si Dieu m’a fait confiance, a-t-il dit, je demande aussi aux fidèles de me faire confiance.

Né à Mongobele, le 7 octobre 1939, dans la province du Bandundu, le jour commémoratif de la fête de notre Dame de Rosaire pour l’église catholique, Monsengwo est le deuxième d’une famille de cinq enfants dont une fille. Il a fait ses études primaires à Nioki, avant d’entrer au séminaire.

http://www.mediacongo.net/show.asp?doc=48502
French Présentation du livre « 50 ans de sacerdoce du Cardinal Monsengwo et 60 ans de l’économat diocésain de Kinshasa »
Nov 27, 2013
L’itinéraire sacerdotal du Cardinal Laurent Monsengwo retracé dans un livre publié en marge du 50ème anniversaire de l’ordination cléricale de cet Archevêque de Kinshasa en jumelant un autre parcours cette fois du 60ème anniversaire de la structure Economat du diocèse catholique de Kinshasa.

L’économat diocésain de Kinshasa a présenté mercredi en son siège dans la commune de Limete, l’ouvrage « 50 ans de sacerdoce du cardinal L. Monsengwo Pasinya et 60 ans d’existence de l’économat diocésain de Kinshasa ». Le livre de 31 pages, une oeuvre de MM. Bienvenu Mfiri et Oscar Lingoya, comprend deux parties. La première retrace la vie et l’itinéraire sacerdotal du cardinal tandis que la seconde reprend les 60 ans d’existence de l’économat diocésain de Kinshasa depuis 1959 à ce jour. Selon le présentateur, M Mfiri Bienvenu, Monsengwo est le troisième cardinal de la RDC après Joseph Albert Malula et Frédéric Etsou.

Né le 7 octobre 1939 à Mongobele dans la province du Bandundu, le jour commémoratif de la fête de notre Dame du Rosaire pour l’église catholique, Monsengwo est le deuxième d’une famille de cinq enfants dont une fille. Il a fait ses études primaires à Nioki, de 1946 à 1951 et les humanités gréco-latines mathématiques au petit séminaire de Bokoro dans le diocèse d’Inongo avant d’aller au grand séminaire Christ-Roi de Kabwe à Kananga dans la province du Kasaï occidental, de 1957 à 1960.

Puis les études théologiques à l’université urbanienne pontificale à Rome en Italie où il fut ordonné prêtre le 21 septembre 1963. Il est le premier africain docteur es sciences bibliques de Rome en 1970. En 1993, il obtient un doctorat honoris causa de la Kul (Leuven).Consacré évêque le 4 mai 1980 par le pape Jean Paul II et membre de plusieurs sociétés scientifiques, Monsengwo parle et écrit 14 langues. Il a exercé plusieurs fonctions au pays et dans l’Eglise.

Quant à l’économat, créé le 20 septembre 1954, année où l’abbé Albert Joseph Malula fut nommé évêque auxiliaire de Mgr Félix Scalais. L’économat diocésain a fonctionné d’abord dans la paroisse St Pierre dans la commune de Kinshasa avant d’être transféré sur la deuxième rue à Limete. Il a connu sept dirigeants depuis sa création. Aujourd’hui, il est dirigé par le frère José Bolaboto, économe diocésain, secondé par le frère mariste Masumbuku Mununguri, économe adjoint.

http://www.digitalcongo.net/article/96251
French « Dieu n’aime pas les dictateurs »
Nov 19, 2013
Le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, archevêque de Kinshasa depuis 2007, connu pour ses franches prises de position, a été choisi par le Pape François pour faire partie des 8 cardinaux du Conseil consultatif devant l’aider  à « gouverner et réformer » l'administration centrale de l'Eglise. Il n’a pas failli à son franc-parler le jour des 50 ans de son sacerdoce, le 2 novembre dernier, en élevant la voix pour soutenir les voies de la justice et de la vérité.

C’était à l’homélie de la messe anniversaire devant des milliers de fidèles catholiques, réunis devant le Sanctuaire du Centre Lindonge de Limete.

Selon une information parue sur le site Direct.cd,  le premier journal indépendant d'information sur la RDC, l'Afrique et le monde en ligne, le cardinal Monsengwo s’est prononcé ouvertement contre les manœuvres du régime en place visant la prolongation du mandat de l’actuel président de la République, Joseph Kabila, au-delà de 2016.

« Nous devons avoir le courage de respecter le mandat prescrit par les autres, car Dieu n’aime pas les dictateurs », a exhorté le Cardinal Monsengwo.

Il rappelle aux dirigeants politiques et même religieux qu’ils doivent cultiver le sens de l’humilité dans leurs services et exercer leur mandat, suivant les normes, textes et lois établis, évitant de s’éterniser inutilement au pouvoir ou chercher à consolider leur position au sommet de l’Etat, via des voies peu démocratiques.

Dans leur article, Samuel Mbuta et Fadi Lendo rappellent le vieil engagement (dès sa tendre jeunesse) du cardinal Monsengwo pour promouvoir la vérité, la justice, la démocratie et le bien-être de la population sur la scène politique.

Après avoir conseillé à tout dirigeant ayant rempli son mandat en bonne et du forme ou n’étant plus en mesure d’exercer, « d’avoir le courage de partir ou de céder le fauteuil en toute sportivité et légalement », le cardinal Monsengwo a cité le pape émérite Benoit XVI pour rappeler  qu’au sein de l’Eglise tout comme chez les responsables politiques « servir son peuple n’exige pas nécessairement d’être aux Affaires », et que l’on peut être au service de la nation même en dehors de la chose publique.

Ses paroles sont tombées à un moment crucial pour le chef de l’Etat, Joseph Kabila, affaibli par la guerre à l’Est du pays et les élections contestées de 2011, mais qui retrouve une certaine légitimité après la victoire militaire de l’armée congolaise sur les rebelles du M23 , le 4 novembre dernier.

Les derniers combattants du Mouvement du 23 Mars ont été chassés des deux dernières positions qu’ils occupaient dans les montagnes du Nord-Kivu, frontalières du Rwanda et de l’Ouganda.

La victoire qualifiée d’historique par divers experts a été fêtée jusque dans la capitale, Kinshasa où fleurissent depuis plusieurs jours des panneaux publicitaires élogieux pour les forces armées de la RDC. (Libération).

http://www.aleteia.org/fr/international/actualites/card-monsengwo-dieu-naime-pas-les-dictateurs-12104001
French Jubilé du sacerdoce : le cardinal Laurent Monsengwo parmi les fidèles catholiques de Kinkole
Oct 22, 2013
Les fidèles catholiques de la paroisse Saint Jacques  de Kinkole (N'sele) ont imploré, le dimanche 20 octobre 2013, les grâces divines sur le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya pour les cinquante ans de vie sacerdotale du jubilaire. Ils l’ont exprimé à travers un imposant culte d’actions de grâce célébré par le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, archevêque de Kinshasa, hôte de la cérémonie.

L’archevêque de Kinshasa, le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, qui concélébrait avec Mgr Edouard Kisonga et une vingtaine de prêtres, la messe du dimanche de la mission, a exhorté l’assistance à partager leur foi, dans le leur vécu quotidien comme de véritables sel de la terre et lumière du monde.

Que le Seigneur prenne plaisir à votre bonheur

Mgr l’archevêque Laurent cardinal Monsengwo Pasinya a vivement remercié le comité d’organisation au niveau du doyenné du jubilé de ses 50 ans de sacerdoce pour la mobilisation des milliers de fidèles qui ont participé également au pèlerinage organisé.

Ému par la marque de reconnaissance des fidèles à son égard, il a imploré le Très-Haut « pour qu’Il prenne plaisir à votre bonheur ».

Plusieurs présents lui ont été offerts par des communautés de fidèles participant à la cérémonie. Dans son homélie du jour, le jubilaire a expliqué le sens du baptême et son importance en vue de l’envoi en mission. Ce qui permet de mieux vivre sa foi, à la fructifier pour rayonner dans la communauté de vie.

L’évêque auxiliaire de Kinshasa, Mgr Edouard Kisonga relayant le cardinal archevêque, a expliqué le sens des pèlerinages organisés dans les 168 paroisses que compte l’archidiocèse avant d’inviter les curés et curés doyens à favoriser les sacrements d’eucharistie, de pénitence pour que les grâces à recevoir de Dieu puissent transformer véritablement les vies et concourir ainsi à la nouvelle évangélisation.

Bertin Kangamotema
Kinshasa, 21/10/2013 (Le Potentiel, via mediacongo.net)


http://www.mediacongo.net/show.asp?doc=45539
French Le Cardinal Laurent Monsengwo objet d’éloge dans le journal français « La Croix »
Oct 18, 2013
Le prestigieux journal catholique de France, « La Croix », vient de publier dans sa dernière édition un article vantant les mérites du Primat de l’Eglise catholique de la RDC, le ci-devant Cardinal Laurent Monsengwo remarqué pour sa prestation au Conseil des Cardinaux dans lequel le Pape l’a récemment nommé.

Kinshasa, 17/10/2013 / Politique

Le journal français « La Croix » a, dans sa dernière livraison, vanté les mérités de l’archevêque de Kinshasa, le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya qu’il qualifie de « la voix de l’Afrique au G8 du Pape » pour parler de la participation du prélat congolais au Conseil des Cardinaux institué par le Saint Père

La voix de l’Afrique au G8 du pape, il est reconnu comme le «  Wojtyla africain ». Les honneurs ne lui ont jamais monté à la tête quoique aient pu en dire ses nombreux adversaires de tous bords : il a quasiment gouverné son pays lors de la difficile transition après Mobutu : « Je voulais, disait-il, que mon pays change, qu’il aille vers un état de droit et vers le respect des droits de l’homme ».

Par ailleurs, dans une interview à Radio Vatican, l’archevêque de Kinshasa évoque la mission que le Pape François a confiée aux huit sages à propos de la reforme de la Curie romaine. « Le Pape nous a demandé de réfléchir entre autre sur la famille à laquelle il attache une grande importance, sur la pastorale de la famille, les problèmes que cette pastorale pose à l’Eglise, et nous allons nous y atteler pour lui donner un avis dans l’ensemble », a déclaré le cardinal congolais, avant d’ajouter, s’agissant d’un autre chapitre :  « on ne peut » pas désespérer de l’avenir de l’Eglise, à voir la volonté qu’a le Saint-Père de reformer l’Eglise et cette volonté impose des gestes et il prononce des paroles, il a une vision de toutes les choses. Il y a de quoi espérer et de toute façon, comme le disait déjà le Pape Benoît XVI, il n’y a aucune puissance qui va détruire l’Eglise, l’Eglise avancera, l’Eglise avancera sérieusement ».

Le cardinal Monsengwo termine son entretien à Radio Vatican en soutenant que l’Eglise est toujours à reformer parce qu’elle est appelée à la    sainteté.

http://www.digitalcongo.net/article/95404
French Dans le cadre de son jubilé d'or du sacerdoce : le Cardinal Monsengwo ce dimanche à Saint Pierre
Oct 12, 2013
Son éminence Laurent Monsengwo Pasinya célèbre ce dimanche 13 octobre une messe d'action de grâce en la paroisse Saint Pierre de la commune de Kinshasa. Cette célébration eucharistique réunira les chrétiens ou les fidèles du doyenné Saint Pierre en général et ceux de la paroisse Saint Pierre en particulier.

Le Doyenné Saint pierre regorge en son sein les paroisses suivantes : la paroisse doyenne Saint Pierre, la paroisse Notre Dame de Fatima, la paroisse Saint Paul, la paroisse Saint Eloi...

Cette messe sera dite dans le cadre du jubilé d'or du sacerdoce du Cardinal Laurent Monsengwo. Le numéro un de l'Eglise catholique en République démocratique  du Congo, de commun accord avec le comité d'organisation du jubilé, a pris l'option de célébrer pendant cette période des messes d'action de grâce dans chaque doyenné de l'archidiocèse de Kinshasa.

Le doyenné Saint Pierre accueille le prélat catholique après son retour du Vatican où il était allé prêter main forte à sa sainteté le Pape François dans la canonisation des Bienheureux Pape Jean-Paul II et Jean XXIII, dont la cérémonie est fixée au 27 avril 2013 à la basilique Saint Pierre de Rome.

Les deux derniers cités, furent papes de l'Eglise Catholique de 1978 à 2005 pour le premier et de 1958 à 1963 pour le second.

Selon les textes ecclésiastiques qui régissent l'Eglise Catholique romaine, les béatifications de ces deux anciens papes devraient être suivies de leur canonisation par le pape émérite Benoit XVI, afin qu'ils deviennent des Saints.

L'archevêque de Kinshasa, seul cardinal représentant l'Afrique toute entière au sacré collège des huit cardinaux désignés par le Saint père pour reformer la curie romaine, a encore des lourdes tâches, celles de célébrer dans tout l'archidiocèse de Kinshasa les messes pour ses cinquante ans de vie sacerdotale. Ces huit cardinaux sont venus de cinq continents dont trois de l'Amérique, deux de l'Europe, un de l'Asie, un de l'Océanie et le cardinal Laurent Monsegwo Pasiyna pour le continent Africain.

Il sied de noter qu'une grande messe est prévue par le comité d'organisation dudit jubilé d'or de Son Eminence Laurent Monsengwo Pasinya, Cardinal de la RDC, en date du 21 décembre 2013, dont le lieu sera annoncé dans les prochains jours. Cette messe sera dite à l'intention de tous les chrétiens de la République démocratique du Congo en général et des catholiques en particulier.

La tournée pèlerinage de l'ancien archevêque de Kisangani se poursuit donc sans désemparer dans le souci de renouveler la foi dans les diocèses de la République démocratique du Congo et d'aider chaque chrétien à se lancer dans la nouvelle évangélisation, tel a été toujours le vœu de Laurent Monsegwo Pasinya, Cardinal de la RDC, au cours de ses homélies.

Aimergyl Mabondo et Camus Kinkumi
Kinshasa, 11/10/2013 (L'Observateur, via mediacongo.net)

http://www.mediacongo.net/show.asp?doc=45420
French Entretien avec le cardinal Monsengwo, membre du Conseil des Cardinaux
Oct 08, 2013
Entretien - Du 1er au 3 octobre dernier, s’est tenue au Vatican la première réunion du Conseil des Cardinaux travaillant à la réforme de la Curie. Pendant 3 jours à huis-clos, le pape était entouré de ces huit conseillers chargés de lui donner des pistes pour améliorer le gouvernement de l’Eglise.
Pour la première fois, nous donnons la parole à l’un d’entre eux, le cardinal Laurent Monsengwo, archevêque de Kinshasa en RDC. Il est au micro de Jean-Pierre Bodjoko :

Quels sentiments vous procure le fait de faire partie de ce Conseil des cardinaux et de représenter tout un continent africain ?

C’est d’abord un sentiment de modestie et d’humilité. En fait d’être appelé par le Saint Père à représenter -je ne dirais pas le continent africain-, mais à être l’un de ceux qui doivent l’aider à la réforme de l’Église et la réforme de la Curie. Le sentiment est tout simplement « Qui suis-je Seigneur pour m’occuper de la réforme de ton Église ? »

Et comme le chirographe le dit, le Pape a choisi huit cardinaux, pas pour représenter le continent mais huit cardinaux qu’il connait, qui ont l’expérience dans leurs diocèses et qui peuvent l’aider à faire ce travail. Et le travail, il le conçoit naturellement de façon permanente. Comme le dit le chirographe, nous sommes appelés à réfléchir pour l’Église universelle et aider le Pape à lui donner des conseils pour arriver dans l’ensemble à trouver des solutions qui peuvent marcher. C’est donc maintenant un statut qui est pérenne, mais pas tellement permanent, c’est-à-dire des gens sont là et commencent un travail. Un travail qui est conçu par le Saint Père dans la durée parce qu’il peut ajouter d’ailleurs d’autres personnes dans ce groupe, comme il l’a dit lui-même, comme le dit le chirographe. Il peut ajouter d’autres personnes et à l’occasion qui peuvent le conseiller aussi à faire ce travail.

Et nous avons commencé ce travail, nous avons commencé à lui donner des idées suivant ce qui est d’abord le travail. On a pensé à l’exercice de la collégialité, on a pensé à l’exercice du gouvernement de l’Église. Et on est dans un processus, nous allons nous réunir encore au mois de décembre pour continuer à réfléchir sur la Curie romaine et nous nous réunirons encore au mois de février. C’est dire que le travail est sérieux et on réfléchit longuement.

Je ne peux pas en dire plus pour l’instant parce que le Pape lui-même parlera en temps opportun, mais nous avons travaillé sur l’exercice de la collégialité dans le synode des évêques, nous avons travaillé, nous avons vu la Secrétaire d’État, la nouvelle physionomie, nous avons vu aussi les différents dicastères, les différentes congrégations et nous avons fait des suggestions au Saint Père qui va y travailler. Le Saint Père nous a demandé de réfléchir sur la famille, la pastorale de la famille, les problèmes que cette pastorale posent à l’Église et il y attache une grande importance et nous allons nous y atteler pour lui donner un avis dans l’ensemble.

Vu la confiance que le Pape vous a faite et aux autres sept cardinaux aussi, quelle est votre appréciation pour l’avenir de l’Église, Éminence ?

L’avenir de l’Église… D’abord on ne peut pas désespérer de l’avenir de l’Église, avoir la volonté qu’a le Saint-Père de réformer l’Église et cette volonté impose des gestes et il prononce des paroles, il a une vision de toutes les choses. Il y a de quoi espérer et de toute façon, comme le disait déjà le Pape Benoît XVI, il n’y a aucune puissance qui va détruire l’Église, l’Église avancera, l’Église avancera sérieusement. Il faut essayer avec la foi et notre foi en la résurrection est telle que nous ne pouvons qu’avoir l’espoir d’aller de l’avant. L’Église a commencé depuis longtemps. L’Église est toujours à réformer parce que l’Église est appelée à la sainteté comme nous a dit le Saint Père l’autre jour. l’Église est appelée à la sainteté et donc cette sainteté suppose qu’il y a des pauvres. Mais ce n’est pas nous qui allons sanctifier l’Église, c’est Dieu lui-même qui sanctifie l’Église et qui nous donne l’occasion de devenir des saints. Et l’Église met, engendre plutôt des enfants qui sont saints. Nous en avons eu un qui est Saint François d’Assise, l’autre jour. Et ces enfants qui sont saints, ils viennent à la rencontre des autres qui sont pécheurs mais tous les pécheurs, nous sommes tous pécheurs et à la rencontre du Seigneur, le Seigneur nous purifie. Et donc on ne peut pas désespérer de l’Église, on ne peut qu’avoir la foi dans l’Église. Et l’année de la foi, l’année de la nouvelle évangélisation nous aidera dans cela.

Vous venez de dire Éminence que vous ne représentez pas seulement l’Afrique mais vous êtes là pour l’Église universelle. Il y a quand même un poids de responsabilité devant cette charge que vous assumez maintenant. Comment prenez-vous ce point-là par rapport à vos charges déjà, vous êtes archevêque de Kinshasa en République Démocratique du Congo. Vous ne représentez pas seulement l’Afrique mais l’Église universelle. Quel est ce poids là sur vos épaules, Éminence ?

Je vous dit que je ne représente pas l’Afrique, c’est ce qu’a dit le Saint-Père lui-même. Je ne suis pas là pour représenter l’Afrique .Bien sûr je connais mieux l’Église d’Afrique, mais le Saint Père a dit que nous sommes là pour l’aider dans la réforme de toute l’Église. C’est une grande responsabilité mais cette responsabilité on la reçoit dans un esprit de foi et cette responsabilité est telle que on ne peut que la confier au Seigneur et à la Vierge Marie pour nous aider dans cette responsabilité. Mais nous croyons aussi énormément dans la vision qu’a le Pape de cette responsabilité. Et il a suffisamment expliqué , ce n’est pas nous qui faisons d’abord le travail. Le travail est d’abord fait par le Seigneur et nous devons espérer, nous devons avoir foi au Seigneur qui conduit son Église à chaque moment et avec un sens. Le Seigneur conduit son Église, nous sommes des pauvres pécheurs, mais nous nous accrochons à lui et il va nous amener là où il veut. L’essentiel, ce n’ est pas tant de se mettre en vedette, de croire que nous sommes des responsables, que nous sommes des grands. Nous ne sommes rien. C’est le Seigneur lui-même qui conduira son Église et comme il avait dit à Saint François d’Assisse « Allez construire mon Église » et c’est ce que nous allons faire.

Vous venez de faire allusion à Saint François d’Assise et justement vendredi dernier vous avez accompagné le Pape pour sa visite à Assisse même. Quelles sont vos impressions pour cette visite, Éminence ?

J’ai été plein d’admiration d’abord pour le Saint Père. Ça a été vraiment un vrai marathon. Ça a été 12 heures de rencontre, 12 heures de paroles et de gestes, 12 heures d’enseignement et de rencontre avec les gens, 12 heures en fait, qui plus par ce qui est dit et ce qui est fait, enseignaient que par ce qu’on était en train de voir. Le Pape d’abord je dirais, le geste symbolique qu’il a posé d’aller d’abord dans un, le tout premier endroit qu’il a visité c’est l’enseignement, l’école, l’institut Séraphique ou les sœurs s’occupent des enfants handicapés, des enfants handicapés physiques, des enfants handicapés moteurs. Le Saint Père est passé devant chacun, il le touchait, il le bénissait et il l’embrassait. Et il a fait ce geste -là devant chaque enfant. Et quand on voyait ses enfants-là, on était émus. Mais que le Pape leur ait donné la priorité dans sa visite était absolument touchant. Et le Pape est arrivé devant eux , quand il devait leur parler nous étions tous émus parce qu’il a quitté le texte, il a dit tout simplement « je n’ai pas d’argent , je n’ai pas de l’or, je vous amène l’Évangile. Et cette Évangile, c’est l’Évangile des pauvres. Le Seigneur s’occupe des pauvres. Et le Seigneur nous demande tous de ne pas refuser les pauvres, d’accueillir les pauvres et on est resté là à regarder. Il dit « ce n’est pas la mondanité qui compte, c’est le Seigneur Jésus et c’est le Seigneur crucifié que nous devons contempler dans tous ses enfants. Et puis on est resté là à peu près une demi-heure. C’était émouvant et de là on a continué.

En un mot, le Saint Père a amené un message de pauvreté, un message de paix, un message d’accueil du frère qui est pauvre parce que Saint François a été pauvre. Là tout parle de pauvreté à Assise comme il nous l’avait dit. Et on est allé visité chacune de ses places, chacun de ces sites où Saint François a passé sa vie, où Saint François a recherché le silence, où Saint François marchait. On est allé dans la tente de Saint François qu’on a pu contemplé et tout parlait . Et le Pape est allé partout et comme il l’a dit dans l’Angélus d’ aujourd’hui (dimanche 6 octobre), le Pape est allé pour la première fois à Assise, il a voulu allé dans chacun des lieux qui ont marqué la vie de Saint François. Là où il a vécu, là où il est mort, à la basilique Santa Maria degli Angeli, là où s’est fait sa translation au Ciel. Et la rencontre des pauvres, la visite des handicapés ,le repas avec les pauvres à midi, les pauvres dont s’occupent la Caritas, la Caritas diocésaine…
Nous avons eu là, je crois, de quoi contempler pendant toute notre vie. Et alors contrairement à ce que l’on attendait il arrive chez les Clarisses, il leur dit « On croirait que les Clarisses, les contemplatives, c’est d’être tout le temps en contemplation et avec Dieu la vie ascétique. Non, c’est la joie . La joie d’être du don du Seigneur. La joie parce que le Seigneur lui-même nous donne la joie, parce que le Seigneur est joyeux quand nous allons lui donner la joie aussi et comme disait-il « Sainte Thérèse d’Avila quand on lui amenait une sœur qui n’était pas joyeuse, qui était un peu refermée sur elle-même, elle disait « Non non…donnez-lui un beefsteak, qu’elle mange ce n’est pas comme ça que doit être une religieuse, elle doit être joyeuse. « Ce sont autant de signes qui parlent et je pense que le Pape a laissé un message de paix intérieure, de paix aussi extérieure, un message pour tout le monde, un message pour la Syrie, un message pour Lampedusa où les gens se mouraient . Il disait « ce n’est pas possible que ces gens puissent mourir parce qu’ils veulent chercher une vie meilleure et qu’on ne la leur donne pas . » C’est touchant de telles paroles.

http://fr.radiovaticana.va/news/2013/10/07/entretien_avec_le_cardinal_monsengwo,_membre_du_conseil_des_cardinaux/fr1-735271
French Cardinal Monsengwo: «Notre pays connaît une crise que nous devons tous résoudre.»
Apr 11, 2012

Le Cardinal Laurent Monsengwo a appelé, ce dimanche 1er avril, jeunes de la RDC à l’unité, à «éviter la violence et à préserver l’intégrité du pays». Pour lui, cette unité est nécessaire pour résoudre «la crise» que traverse actuellement la RDC.

Au cours de son message d’une quinzaine de minutes, Laurent Monsengwo a dit aux jeunes:

   «Notre pays connaît une crise que nous nous devons tous de résoudre. Et pour cela, soyons unis et nous nous serons forts. Tenez jalousement à l’unité nationale et à l’intégrité du pays. Aidez le pays à se réconcilier avec lui-même. Restez vigilants et barrez la route à toute initiative de violence».

Le Cardinal de la RDC a accordé sa bénédiction aux jeunes du pays pour qu’ils aient la possibilité de concrétiser toutes ces recommandations.

Il l’a déclaré au cours la messe de ce «dimanche des rameaux», qui, depuis 3 ans, constitue aussi le moment de sa rencontre annuelle avec les jeunes catholiques de Kinshasa.

Comme pour ses précédentes rencontres annuelles les jeunes de la capitale, le Chef de l’église catholique a livré lui-même son message en français et en lingala.

Il a invité les jeunes de la RDC à garder espoir en l’avenir, mais aussi à se donner systématiquement une formation humaine solide pour bien gérer le pays quand ils en prendraient les rennes dans les années à venir. «L’horizon de notre vie n’est pas bouché à jamais ni même à l’infini. Mais plutôt ouvert et serein», a déclaré Laurent Monsengwo.

Le lundi 5 mars, une délégation de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) avait rencontré tour à tour le président Joseph Kabila, le leader de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Etienne Tshisekedi, le président de l’Union pour la nation congolaise (UNC), Vital Kamerhe, et le délégué Léon Kengo wa Dondo de l’Union des forces du changement (UFC).

Ces rencontres s’inscrivaient dans le cadre d’une démarche de l’église catholique congolaise visant à obtenir un dialogue entre acteurs politiques candidats à la présidentielle de novembre dernier et toutes les forces vives de la société en vue de résoudre «le malaise sociopolitique actuel en RDC».

L’UPDS d’Etienne Tshisekedi et la majorité présidentielle se sont déclarées favorables à ce dialogue, mais refusent l’idée de partager le pouvoir. Chaque partie revendique, en effet,  sa victoire à la présidentielle et invoque à cet effet les dispositions de la constitution.

http://radiookapi.net/actualite/2012/04/01/cardinal-monsengwo-notre-pays-connait-une-crise-nous-nous-devons-tous-de-resoudre/
French Crime crapuleux ou assassinat politique ? Un neveu du Cardinal Monsengwo assassiné à Jo’bourg
Mar 05, 2012

Le neveu de Monseigneur Monsengwo a été abattu le mercredi 22 février courant par balles à Johannesburg par un ou des inconnus. Plusieurs versions sur les circonstances de la mort du jeune circulent. Selon le premier secrétaire de la Conférence épiscopale congolaise, père Donatien Nshole, interrogé par la Misna, il aurait été tué à cent mètres de chez lui alors qu’il revenait de ses cours. D’après une autre version, il serait mort au cours d’une rixe à l’université même.

Le jeune homme d’à peine 22 ans est fils du médecin Eddy Monsengwo, un membre de la famille biologique du Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, actuellement en séjour au Vatican. Sa famille vit en Afrique du Sud depuis plusieurs années.

L’opinion commence déjà à se poser des questions sur les motivations de son ou ses assassins.

S’agissait-il d’un crime crapuleux comme il y en a hélas tant en Afrique du Sud, un des pays les plus violents du monde ? D’après la version fournie par l’agence Dia, le jeune homme aurait été victime d’une tentative de vol de son téléphone portable.

Mais certains penchent plutôt pour la thèse de l’assassinat politique.

Christian aurait « payé » pour les prises de position de son cardinal d’oncle à propos des élections présidentielle et législatives controversées du 28 novembre 2011.

Selon cette hypothèse, des tueurs cherchaient à s’en prendre aux membres de la famille de l’archevêque de Kinshasa pour l’intimider.

Les prises de positions du cardinal

Pour rappel, Mgr Laurent Monsengwo Pasinya avait déjà en janvier 2011 fait connaitre sa désapprobation suite au changement de la loi électorale faisant de l’élection présidentielle à deux tours un scrutin à un seul tour. Plus tard dans l’année le prélat catholique avait à plusieurs reprises qualifié les résultats de ce scrutin de « confirmes ni à la vérité ni à la justice ».

Depuis, l’église catholique demeure en pointe dans la contestation de ces élections. Dernier avatar de cette résistance, la marche des chrétiens du 16 février courant que les forces de sécurité du pouvoir de Kinshasa ont étouffée avec violence.



La Tempête des Tropiques
Kinshasa, 27/02/2012 (YHR, via mediacongo.net)
French Mgr Monsengwo veut des assurances en vue des élections apaisées
Nov 26, 2011
L’Archevêque de Kinshasa a émis le vœu de voir les élections à venir se dérouler dans le calme, la tolérance, le respect des personnes et des biens…conditions qui ne sont pas visiblement requises pour le moment.

S’adressant à la presse jeudi, le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya a émis des doutes quant à la tenue des élections apaisées à la date du 28 novembre. Tout en déclarant n’avoir personnellement rien suivi des derniers propos d’Etienne Tshisekedi, jugés pourtant incendiaires, le prélat a condamné et stigmatisé tout agissement qui frise la barbarie. Il souhaite néanmoins que les élections à venir, sans être une fin, mais plutôt un moyen, se déroulent dans le calme, la tolérance, le respect des personnes et des biens,… conditions qui ne sont pas visiblement requises pour le moment.

Jeudi, dans la matinée, le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya s’est adressé à la presse tant nationale qu’internationale, en rapport avec l’actualité électorale en République démocratique du Congo. La rencontre a eu lieu au Centre Lindonge, en rapport avec l’actualité du moment marquée par le processus électoral engagé dans le pays, à quelque 18 jours de la présidentielle et des législatives.

Un climat électoral tendu

Dans son introduction, le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya a reconnu que le climat électoral est très tendu. « Ce n’est plus un secret pour personne que le climat du pays en général et de la capitale en particulier est caractérisé par un regain de peur et d’énervement, d’incertitude sinon de panique », a-t-il commencé.

« Nous sommes tous les jours témoins d’incidents qui étonnent par leur fréquence et leur répétition : l’on se provoque, on s’arme de machettes, parfois des fusils, on casse et on brûle, comme si l’on était en présence d’ennemis rangés en ordre de bataille ou bien que la fin des élections était de détruire le pays plutôt que de le bâtir, que les élections visaient à tuer plutôt qu’à sauvegarder et à promouvoir la vie », a-t-il renchéri. Laurent Monsengwo faisait allusion à divers incidents signalés à travers la République, plus particulièrement depuis le lancement de la campagne électorale le vendredi 28 octobre dernier.

Bien d’observateurs reconnaissent, à juste titre, que dans bien de provinces du pays, l’intolérance politique a du vent en poupe. En particulier, Kinshasa la capitale est devenue le bastion du banditisme et de violence, en lieu et place de la paix et de la sérénité, bases d’une bonne culture démocratique.

Des actes de barbarie

Aucun processus électoral bien mené ne peut aboutir au rythme et sur fond des atrocités. C’est pour cette raison que le cardinal a déclaré qu’ « on ne peut que condamner et stigmatiser ces agissements qui frisent la barbarie », avant de demander instamment aux uns et aux autres – allusion faite aux fauteurs de troubles qui se tirent plutôt à boulets rouges aussi bien du côté du pouvoir que de l’opposition, c’est selon – de faire preuve de sagesse et de prudence, de retenue et d’esprit démocratique. La démocratie a encore beaucoup de faiblesses dans nos pays africains. En République démocratique du Congo, encore davantage. Aller aux urnes, c’est bien là où les Romains s’empoignèrent. C’est pour cela aussi que, tout en se demandant si vraiment les politiques congolais vont l’entendre de bonne oreille cette fois-ci, Laurent Monsengwo a rappelé que « les élections ne sont pas une fin en soi, mais une finalité ». En réalité, la fin dans un processus électoral, c’est l’homme qui doit être au centre de toute l’action politique et économique. La finalité, quant à elle, c’est l’Etat de droit, c’est-à-dire la mise en place des institutions destinées à gérer le pays pour améliorer les conditions de vie du peuple, garantir les libertés fondamentales et la dignité humaine.

Et au prélat de s’interroger : « Comment ferons-nous confiance à des dirigeants incapables de protéger la population ? Comment élire des gouvernants qui ne nous donnent pas de garantie de paix, de justice, de vérité et d’amour du peuple ? » Cette interpellation vaut son pesant d’or surtout lorsqu’à quelque échelon que ce soit, un candidat en lice tient à se maintenir ou à accéder au pouvoir par la force, instrumentalisant même la jeunesse, généralement droguée et armée pour que triomphe sa cause égoïste, il y a des craintes à émettre sur le type d’hommes à élire, pis encore sur le devenir de la société congolaise qui connaîtrait ainsi de plus en plus sa descente aux enfers.

Besoin d’assurances

S’il est vrai que l’organisation des élections doit concourir au bien-être des populations, celles-ci aspirent d’abord à la paix et la sécurité. Une sécurité englobant tous les aspects de la vie du pays, sur le plan interne et aussi sur le plan externe. A quoi bon aller aux élections si les lendemains se révèlent douteux pour les électeurs restés vivants d’une part, et moelleux pour une minorité qui accède au pouvoir pour le pouvoir. Avant de clore son propos, le cardinal a invité aussi bien les dirigeants à venir à rassurer le peuple : « De grâce, rassurez-nous, a-t-il insisté. Rassurez le peuple pour que le peuple vous élise en âme et conscience. Nous voulons à tout prix une « République de valeurs » et non d’antivaleurs. Nous tenons à nous rendre aux élections dans le calme, la tolérance, le respect des personnes et des biens, pour des élections apaisées », a-t-il conclu.

Monsengwo de mèche avec Tshisekedi ?

La semaine en cours est encore marquée par des propos jugés incendiaires, prononcés depuis l’Afrique du Sud par le candidat président Etienne Tshisekedi. Celui-ci, pour des raisons qui lui sont propres, avait annoncé qu’il devient sans attendre le verdict des urnes, le président de la République démocratique du Congo. Une auto proclamation assimilée à un coup d’Etat, suscitant d’énergiques réactions dans des salons huppés de par le monde. Dans ce même message distillé sur les antennes de la Rltv, le vieil opposant cite nommément le prélat. Sur un ton moqueur face à ses adversaires, Tshisekedi croit que le pouvoir a tort de penser que Laurent Monsengwo était né de la dernière pluie en matière politique. Un plébiscite que le cardinal pouvait bien acquiescer. Plusieurs langues se sont alors déchaînées quant à ce, arguant que Laurent Monsengwo est bien de mèche avec l’opposant historique.

En réponse à ces allégations, le cardinal déclare n’avoir pas suivi personnellement l’élément en question ; si ce n’est que par des bouches des gens. Il s’est réservé alors de tout commentaire. Tout en reconnaissant que l’Eglise est au milieu du village, Monsengwo a soutenu que cette position peut être à l’entrée ou à la sortie du village, étant donné que ‘’l’expression milieu du village’’ est synonyme de vérité, de justice et absence de discrimination. A l’en croire, tant que l’Eglise se rangera toujours du côté de la vérité, qu’elle soit soutenue par la majorité ou par l’opposition, et ce n’est que justice. Là aussi, Le cardinal pourrait faire l’objet des critiques sévères comme à chaque fois qu’il invente une nouvelle notion dans sa dialectique. Ce fut le cas à la Conférence Nationale Souveraine où il avait parlé de la 3ème voie, des convergences parallèles, …

Des réactions sans ambages

Suite à diverses préoccupations des journalistes, le prélat a donné des réponses qui n’admettent pas d’équivoque : tout en se demandant sur l’avenir du pays et l’inconstitutionnalité dans laquelle il sombrerait, le cardinal ne voit pas la nécessité d’un report des élections ; l’Eglise ne fait pas que condamner, mais elle réagit chaque fois qu’il le faut ; la Radiotélévision catholique Elikya ne soutient pas un candidat donné ; bien que nous sommes en campagne, on a comme impression que celle-ci n’a pas encore débuté ; il n’y a pas de débats entre candidats en lice, en rapport avec le bien-être populaire ; le déploiement des 30. 000 observateurs formés par la Commission Justice et Paix ; … tout en recommandant aux jeunes de ne plus suivre les trouble-fêtes doublés de tireurs de ficelles, décidés à nuire les intérêts des Congolais.

http://www.digitalcongo.net/article/79617
French JMJ : Affermir sa foi avec le cardinal Monsengwo
Aug 28, 2011
Après la messe d'ouverture des JMJ mardi soir, nos envoyés spéciaux à Madrid ont assisté mercredi à la cathéchèse du cardinal Laurent Monsengwo.

Madrid est une ville compliquée : elle a deux Palais des congrès, et c'est une source inépuisable de quiproquos. Avec sa grande allure et sa soutane filetée de rouge, le cardinal Laurent Monsengwo garde un calme imperturbable dans la salle des pas perdus du Palais des Congrès où l'a déposé son taxi, celui qui abrite le centre de presse. Car l'archevêque de Kinshasa (République démocratique du Congo) a été mal orienté et les volontaires sont très embarrassés! Il lui faudra une bonne demie-heure pour rejoindre le lieu où il doit donner sa catéchèse, selon la longue tradition des JMJ, qui veut que les évêques délivrent un enseignement théologique. Dans l'autre palais, à l'autre bout de la ville, il trouve une salle comble de centaines de jeunes pèlerins, chauffée par les animateurs de la Communauté du Chemin Neuf. Dans la foule, les drapeaux français voisinent avec celui du Québec.

Le cardinal parle longuement aux jeunes sur le thème du jour : affermir la foi. "Il faut s'exercer à poser des actes où l'on s'engage vraiment. Et puis se confronter à tout ce qui nous empêche de vivre la foi, comme un régime politique, des compagnons, ou encore le peur du qu'en dira-t-on, et tout ce qui pousse à avoir peur d'affirmer ce que l'on croit". Dans la bouche d'un évêque qui n'a jamais hésité à s'exposer pour défendre la démocratie et les droits de l'homme, au risque parfois d'être inquiété, ces mots pèsent lourd. Il n'y va pas par quatre chemins en ajoutant la phrase de Jésus : "Quiconque aura honte de moi et de mes paroles, le Fils de l'homme aura honte de lui, quand il viendra dans sa gloire, et dans celle du Père et des saints anges" (Luc 9, 26) Et il ajoute : "Il ne faut pas avoir peur, et tenir le coup, jusqu'à être emprisonné. Et il faut encourager tout ce qui favorise notre foi, comme la pratique des sacrements. Au fur et à mesure que l'on est témoin de sa foi, celle-ci augmente. Mais si l'on ne fait rien, elle s'étiole.

Dans la salle, les jeunes sont nombreux à prendre la parole, le plus souvent pour apporter leur témoignage destiné à fortifier les autres. Pierre-Emmanuel, un grand brun de 26 ans, est le dernier à intervenir : "La foi est une relation amoureuse. Il s'agit de tomber amoureux de Dieu, du Seigneur. Cela peut se faire par un coup de foudre, ou bien plus lentement, parce qu'on côtoie le Seigneur, et, qu'un jour, on a envie de lui être uni davantage. Ma joie est de passer du temps avec lui, lui dire dans la prière : Je sais que tu es là, je veux grandir avec toi. Le Seigneur est l'amoureux parfait, il se rend présent à nous sans s'imposer à nous. Il nous dit à chaque instant : je suis là pour toi, j'ai donné ma vie pour toi, je serai toujours discret."

A la pause, juste avant la messe, Pierre-Emmanuel se livre davantage à nous. Il vient de rentrer en France, à Paris, où il est consultant informatique, après un début de carrière aux Etats-Unis. Il va se fiancer dans quelques semaines et se marier lors de l'Ascension 2012... "Ces JMJ sont une occasion forte de raffermir ma foi, et depuis dix jours, je suis au feu avec la Communauté du Chemin Neuf. Cela me fait beaucoup de bien, car ces derniers mois, j'ai donné moins de place à Dieu, notamment dans la prière, que je faisais un peu mécaniquement, en lisant rapidement la lecture biblique du jour. Je n'étais plus dans le dialogue amoureux, j'avais perdu ce contact avec Lui. J'ai pu le reprendre, avec les JMJ, grâce à l'adoration eucharistique. En faisant cela, je dépose ma pauvreté, je renonce à tout faire à la force du poignet. L'expérience communautaire est très forte, car le fait d'être nombreux renforce le niveau d'exigence. Mon expérience d'assèchement spirituel correspond au fait que j'étais seul, sans amis proches dans le Seigneur. Le fait d'aller tous ensemble vers lui, nous permet de réveiller notre soif de Dieu. Cela peut paraître égoïste, mais c'est important de savoir qu'on n'est pas seul. On se rend compte qu'on porte tous les mêmes combats spirituels, on partage les mêmes pauvretés. On tombe de la même manière, et cela donne envie de s'appuyer encore plus sur le Christ pour se relever".

Après la messe, nous retrouvons le cardinal Monsengwo pour une interview. La question de la foi est-elle plus complexe en Afrique qu'en Europe ? "Je ne crois pas. Certes, chez vous, il y a le problème de la déchristianisation. Et en Afrique, il y a d'énormes problèmes avec la corruption. Mais, sur le fond des choses, la foi est un énorme défi, partout, et croire n'est pas plus facile en Afrique ou en Europe."

Se voit-il comme un résistant, alors qu'il est de plus en plus exposé sur une scène politique complexe, dans un pays où l'Eglise catholique reste la seule institution qui soit solide : "Non, je ne me reconnais pas dans ce terme, à cause de sa connotation politique. On peut vivre aussi les valeurs chrétiennes de façon très concrète dans sa vie sans en faire un positionnement de nature politique, même si cela impose de ne pas faire ce qui n'est pas conforme à la foi chrétienne."

Une manière de botter en touche, car le cardinal est très soucieux des questions économiques et sociales dans son pays "Les jeunes sont lancés dans un monde où ils ne voient aucune stabilité, ils n'ont pas de travail. Ceux qui ont un diplôme universitaire ne sont pas plus avancés. Et tout l'enjeu est de leur permettre de prendre confiance en eux, leur faire découvrir tout le bien qu'ils peuvent faire, et de tout faire pour qu'ils évitent de croire qu'ils sont sacrifiés." Parce que la foi s'appelle d'abord confiance.

http://www.lavie.fr/religion/catholicisme/jmj-affermir-sa-foi-avec-le-cardinal-monsengwo-17-08-2011-19151_16.php
French Kinshasa : élections, le cardinal Monsengwo appelle de nouveau ses fidèles à un vote responsable
May 10, 2011

L’archevêque de Kinshasa a réitéré son appel aux chrétiens catholiques, les invitants à voter avec responsabilité lors de prochaines élections. Monseigneur Laurent Monsegwo leur a adressé  ce message  à travers sa lettre pastorale, à l’occasion de la célébration ce dimanche 24 avril de la fête pascale.

Dans sa lettre pastorale, le berger de l’Eglise catholique de Kinshasa, le cardinal Laurent Monsengwo écrit que la résurrection du Christ est la victoire de tout ce qui favorise et concourt à  promouvoir la vie sur ce qui la diminue. C’est la victoire de tout ce qui élève l’homme sur tout ce qui l’avilit,  souligne le prélat.

Monseigneur Laurent Monsengwo invite donc tous les fidèles à se dépouiller du vieil homme des antivaleurs que sont la corruption, la cupidité, le vol et le mensonge. Il leur demande plutôt à illuminer le monde avec bonté, justice et  vérité.

Par rapport aux élections, le pasteur de l’Eglise catholique de Kinshasa déclare :

   En cette année électorale, (…), préparons-nous à voter de manière responsable pour que le pays bénéficie des bienfaits de la résurrection du Christ, dans la solidarité, la recherche du bien commun, la justice et la paix.

http://radiookapi.net/actualite/2011/04/24/kinshasa-elections-le-cardinal-monsengwo-appelle-de-nouveau-ses-fideles-a-un-vote-responsable/
French Kinshasa-Le Cardinal Monsengwo à l’ACP : « Il n’y a pas eu d’attentat sur ma personne »
Mar 13, 2011

Le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, archevêque de Kinshasa, a réfuté mardi les allégations faisant état d’un attentat contre sa personne la semaine dernière.

« Il n’y a pas eu d’attentat sur ma personne », a déclaré le cardinal Laurent Monsengwo, joint au téléphone par le directeur général de l’ACP.

Prié de donner sa version des faits par rapport aux rumeurs de plus en plus persistantes sur cette affaire, le cardinal Monsengwo a juste répondu : « Moi, je n’en sais rien. Veuillez poser la question à ceux qui écrivent. Je ne sais ni confirmer, ni infirmer ce qu’ils écrivent. De toutes les façons, il n’y a pas eu d’attentat sur ma personne ».

Depuis la semaine dernière, des rumeurs relayées par certains sites web et journaux font état d’une tentative d’assassinat du cardinal Monsengwo. Le prélat catholique s’est rendu à Brazzaville le week end pour préparer la consécration des évêques de la République du Congo. Le cardinal Monsengwo a juridiction sur les provinces ecclésiales de la République démocratique du Congo, de la République du Congo et de la République Gabonaise, rappelle-t-on.

http://afriquehebdo.com/150214873-kinshasa-le-cardinal-monsengwo-l%E2%80%99acp-%C2%AB-il-n%E2%80%99y-pas-eu-d%E2%80%99attentat-sur-ma-personne-%C2%BB
French Lettre Pastorale du Cardinal Laurant Monsengwo
Feb 20, 2011

Kinshasa le 18 Janvier 2011-(DIA)- Le  Cardinal Laurent Monsengwo, Archevêque de Kinshasa, a écrit une lettre pastorale recommandée pour lecture dans toutes les messes du week-end du 15 et 16 janvier 2011 et à la méditation  dans les CEVB. Elle a été rendue publique au cours de la célébration de sa première messe ordinaire dans la paroisse saint Léopold, la plus veille de Kinshasa. Dans sa lettre qui constituait son homélie tirée de l’Evangile de Saint Jean (Jn 13,34), le prélat s’est attelé sur le testament que le Seigneur Jésus Christ avait laissé à ses disciples pendant le repas qu’ils partageaient ensemble : « Aimez-vous les uns les autres, comme moi je vous ai aimés ». A lire ici l’entièreté du message




« AIMEZ-VOUS LES UNS LES AUTRES » (Jn 13,34)





Lettre pastorale[1]

 

  1. Au soir de sa vie, pendant le repas qu’il partageait avec ses disciples, le Seigneur Jésus leur laisse un testament,un testament d’amour : « Aimez-vous les uns les autres, comme moi je vous ai aimés » (Jn 13, 34). Il fait de cet amour le signe distinctif de ses disciples : « A ceci tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples, si vous vous aimez les uns les autres ». Un peu plus tard, il explicite ce qu’il entend par « comme je vous ai  aimés » : « Nul n’a plus grand amour que celui-ci : donner sa vie pour celui qu’on aime » (Jn 15,13). Et ici manifestement le Seigneur laisse entendre qu’il va mourir par amour pour nous : un amour suprême.





  1. Ce commandement du Seigneur est « nouveau » : « Je vous donne un commandement nouveau » dit Jésus (Jn 13,34). Effectivement il est nouveau, il a toute une histoire (cf. Lv 19,16 par) qui en  a affiné le sens au fil de la révélation biblique. Cette histoire, nous en trouvons des traces dans le Nouveau Testament (Evangiles Synoptiques).





Amour pour Dieu





  1. En effet, au maître de la loi qui lui demande quel est « le plus grand commandement de la loi » (Mt 22,36 ; cft Mc 12,28 ; Lc 10,27), le Seigneur répond (ou fait répondre) : » Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force » (Mc 12,30). L’Amour pour Dieu doit dépasser tout : il faut y consacrer toutes ses facultés spirituelles et physiques, toute son énergie. C’est pourquoi il faut préférer Dieu à tout ce qu’on pourrait aimer. Aussi la radicalité de l’Evangile nous demande de renoncer à tout, même à notre propre vie, quand il s’agit d’aimer Dieu et le Christ (Mc 8,34 ss par). En disant : « La charité est la plénitude de la loi », Paul s’inscrit dans la même tradition (Rom 13,8-10) que nous retrouvons dans Col 3,14. Ce verset présente la charité comme une ceinture autour de laquelle se nouent toutes les vertus, toute la perfection.





Amour du prochain





  1. Quant à l’amour du prochain,  il est dit : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Voilà qui est clair : il faut aimer le prochain, et le Seigneur affirme que ce commandement, l’amour du prochain, est semblable au premier, l’amour de Dieu, et  que ces deux commandements résument toute la Loi et les Prophètes.





  1. Encore faut-il définir le prochain. Pour l’Israélite, le prochain est celui qui descend d’Abraham : Israélite comme lui, auquel sont assimilés les esclaves nés dans la maison, celui qui est acheté à prix d’argent et le prosélyte qui, sans être Israélite, vit selon les préceptes de la Loi. Tous les autres humains ne sont pas concernés par cette loi de l’Amour du prochain. On comprend qu’après la réponse de Jésus, le légiste lui demande : «  Et qui est mon prochain » (Lc 10,32)? Dans sa réponse, le Christ va au-delà de cette signification « clanique », car il montre  « le prêtre » et le « lévite » passer outre l’homme tombé aux  mains des bandits, alors que celui qui s’est penché sur la victime n’est pas israélite : c’est un samaritain et donc un étranger. En outre, dans sa réponse, le Seigneur laisse entendre que le prochain n’est pas « donné » ni « établi d’avance : il est toute personne qui vient à nous ». C’est nous qui devons nous faire le prochain de tout homme, notamment de celui qui est dans le besoin et la détresse.





Comme soi-même





  1. Ce prochain, nous devons l’aimer comme nous-mêmes. Qu’est-ce  à dire ? Il ne s’agit bien entendu pas de la quantité, mais de la qualité de notre amour. Il nous faut souhaiter au prochain le bien que nous nous souhaitons à nous-mêmes, et lui éviter le mal que nous ne souhaiterions pas pour nous-mêmes. C’est cela la Règle d’or (Mt 7,12 ; Lc 6,31).





Comme je vous ai aimés





  1. Mais l’amour chrétien va plus loin : la référence n’est plus la race (fils et fille de notre race), elle n’est pas non plus nous-mêmes (« comme soi-même »), mais comme le Christ nous a aimés. La référence, c’est le Christ, c’est l’amour du Christ. Et comment le Christ nous a-t-il aimés ? «  Il nous a aimés jusqu’au bout » (Jn 13,1), « en donnant sa vie ». Le critère du véritable amour chrétien, c’est l’amour qui donne sa vie ; c’est l’amour qui non seulement est au départ et qui donne, mais surtout qui est à l’arrivée : qui se donne sans mesure, jusqu’au dernier soupir.

A dire vrai, on n’aime plus le prochain comme soi-même : on l’aime plus que soi-même, puisqu’on va jusqu’à donner sa vie pour lui, car le prochain, c’est le Christ (Mt 25,40-45).





  1. Vu de cette manière, le commandement du Seigneur est réellement nouveau. Le « monde » n’aime pas de cette façon, car l’amour du monde vise à attirer à soi et à posséder. Il est possessif, égoïste, égocentrique. Il tend à faire de l’objet aimé un objet de jouissance pour soi : il veut accaparer. L’amour chrétien, à l’instar du Christ, est oblatif : il sublime ses attraits purement humains et en fait une offrande au Seigneur. Aussi aimer à la manière du Christ, c’est autre chose que de la camaraderie ou du sentiment ou encore de la sympathie, c’est un amour très exigeant, une affaire de volonté, quand bien même on aurait de l’antipathie pour quelqu’un. On aime, parce que Dieu aime et nous demande d’aimer. C’est pourquoi l’amour chrétien s’enracine en Dieu ; il est théologal, il est charité (agapè).





  1. Aussi l’amour ne supporte pas le mensonge, l’hypocrisie ni la fausseté : l’amour va de pair avec la vérité, car Dieu voit tout. Il n y a rien de plus vilain qu’un amour faux et hypocrite, c’est-à-dire qui prétend aimer une personne qu’en fait il hait et déteste. L’amour est transparent : « in caritate non ficta », « dans l’amour sans feinte et sincère » (2 Cor 6,6), dit St Paul.





  1. Un amour qui en arrive à donner sa vie pour autrui ne peut être que désintéressé, car son intérêt serait de rester en vie : « non quaerit quae sua sunt. Il ne cherche pas son propre intérêt », dit St Paul(1 Cor 13,5). Ce faisant, il attire l’amour de la part de l’objet aimé.





  1. L’amour désintéressé aime à fonds perdus et de ce fait, il n’est pas jaloux de ceux qu’il aime, il leur pardonne tout, même la trahison, il supporte aisément l’offense. Il supporte l’offense, mais n’offense pas ni ne se venge. Telle a été la conduite de Jésus Christ et de Dieu le Père : il nous a tout pardonné. Tel est l’amour que le Christ nous a légué.





  1. Cet amour appelle la paix : paix des cœurs, paix des esprits, paix des relations humaines. Paix dans la vérité. Il appelle la paix, parce qu’il implique la réconciliation entre tous. Il est universel et n’exclut personne, car le Christ a tué en son corps sur la croix la haine qui séparait les peuples.





Comment aimons-nous ?





  1. Si tel est l’amour que le Seigneur nous a légué et dont il a demandé de nous aimer les uns les autres, où en sommes-nous dans nos familles, nos communautés sacerdotales et religieuses, dans nos relations sociales, professionnelles, entre individus ? Si l’amour pense d’abord aux autres, que faut-il dire des détournements de deniers publics, de la corruption qui gangrène la société, des abus de biens sociaux, de la manière dont les taxis-bus se disputent le chemin au mépris de toutes les règles du code de la route, et le tapage nocturne et diurne comme si nous étions les seuls au monde ? Avons-nous vraiment le sens du prochain qui vit avec nous ?





  1. Si l’amour supporte tout, pourquoi ces haines ataviques ? Si l’amour ne fait rien d’inconvenant, pourquoi ces violence sur les femmes ? Pourquoi ces cruautés innommables jamais connues en RD Congo dans un passé encore récent ? Comment expliquer ces assassinats et tueries en cascades ? Dieu ne dit-il pas : « Tu ne tueras pas » (Ex 20,13) ?  Aimons-nous notre pays et ses habitants ou plutôt les matières premières et l’argent que l’on peut en tirer ? Quelle paix ne connaîtrions-nous pas si les étrangers et les nationaux travaillaient et investissaient pour que tous, nationaux comme expatriés, aient du bien-être, auquel ils ont droit. Il y a, en effet, au Congo, de quoi manger et boire pour tout le monde.





  1. Puisse chaque chrétien, là où il vit, travaille ou opère, considérer ce milieu comme une Eglise-famille de Dieu à édifier par l’amour dans la vérité, la justice et la paix. En particulier les familles, fondées qu’elles sont sur un amour fécond, se feront un point d’honneur d’être des foyers d’amour : que les avortements, les enfants de la rue, les enfants dans la rue, les enfants soldats et les enfants sorciers, qui, chassés du toit paternel, finissent par devenir des « kuluna », deviennent vite un souvenir du passé grâce à des mesures énergiques prises par l’Etat. Puissent les enfants dans notre pays, grâce à l’affectueuse attention de tous (tes), ne jamais manquer d’amour, sur le modèle de la sainte Famille de Nazareth.



        Conclusion





  1. Aux dires de Saint Polycarpe, St Jean répétait inlassablement à ses disciples : « Aimons-nous les uns les autres ». Et lorsque ces derniers lui demandaient pourquoi il leur répétait toujours ces paroles, il disait : « parce que c’est le commandement qui vient du Seigneur ». Nous aussi, prenons l’engagement de poser chaque jour un acte d’amour du prochain. Aimons le prochain à l’exemple du Christ, et nous transformerons la face de notre société. Il fera bon y vivre : tous pourront s’y épanouir. Chacun s’occupera des intérêts de tout le monde ; la joie, la sérénité et le bonheur resplendiront sur le visage de tous.





  1. Puisse la Vierge Marie, « Mère du divin Amour », qui a su aimer Dieu et les hommes, nous accompagner dans cette vocation chrétienne de l’amour du prochain. En toute affection, je vous bénis cordialement.



Donnée à Kinshasa, en notre Curie épiscopale, le huitième jour du mois de décembre de l’année deux mille dix. En la solennité de l’Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie.







+ L. Card.  MONSENGWO PASINYA

  Archevêque de Kinshasa

http://www.dia-afrique.org/index.php?option=com_content&view=article&id=512:lettre-pastorale-du-cardinal-laurant-monsengwo&catid=31:general&Itemid=46
French RDC - Le Cardinal Monsengwo invite à tenir ferme dans la foi
Feb 20, 2011

Kinshasa, le 1er février 2011 – (D.I.A.) – Réagissez  fermement à la tentation de servir à la fois Dieu et l’argent, surtout « dans notre pays où la situation sociale du peuple peut pousser à succomber à la tentation permanente de corruption », a déclaré le Cardinal Laurent Monsengwo. Il l’a dit le dimanche 30 janvier 2011, à Lubumbashi, dans son homélie prononcée à l’occasion de la prise de possession canonique de l’archidiocèse de Lubumbashi par Mgr Tafunga.



Car, soutient le Cardinal, là où le monde cherche avec frénésie la richesse, quitte à se laisser acheter les consciences, « le Christ nous enseigne que le bonheur d’un homme ne se mesure pas à l’abondance de ses biens, ni à la hauteur de son compte en banque ». Certes, précise le prélat, le Seigneur ne prêche pas un stoïcisme consistant à se complaire dans la misère. Mais la vie d’un homme, fût-il riche n’est pas garantie du fait de ses seules richesses, car il aura à rendre compte de l’usage qu’il a fait de ses biens.

Parlant de la justice, en ce dimanche où l’évangile évoque les béatitudes, le Cardinal a fait observer que la justice, c’est l’ordre juste établi par Dieu pour que le monde en soit gouverné. Et la justice nouvelle, c’est l’ordre nouveau, l’ordre évangélique, l’ordre restauré suivant la Bonne Nouvelle du Christ. La justice, c’est la perfection évangélique. C’est le cadre de vie fraternelle que l’amour, le commandement nouveau du Christ, a instauré. Ce cadre de vie vise à soigner l’intérieur de l’homme plutôt que l’extérieur, à accomplir les actes sans hypocrisie et en toute transparence. Cette justice nouvelle, dit-il, cet Evangile du Christ, est digne que l’homme s’y accroche, en fasse l’option de sa vie, supporte les persécutions pour elle, car elle ouvre la voie du Royaume des cieux.

Tout en invitant l’archevêque de Lubumbashi à enseigner ces vérités « à temps et à contre-temps », le Cardinal Monsengwo l’a également exhorté à veiller surtout à ce que les fidèles chrétiens ne vivent pas un christianisme de facilité, fait de syncrétisme, à base d’une théologie mal digérée et approximative. (Agence Catholique DIA www.dia-afrique.org)

PRISE DE POSSESSION CANONIQUE DE L’ARCHIDIOCESE DE LUBUMBASHI PAR MGR TAFUNGA

Homélie du Cardinal L. MONSENGWO PASINYA

Lubumbashi, le 30 janvier 2011

« Heureux les pauvres de cœurs : le Royaume des cieux est à eux…

« Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés…

« Heureux les artisans de paix : ils seront appelés fils de Dieu…

« Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux » (Mt 5, 3.6.9.10)

Chers frères et sœurs,

  1. Tels sont les textes que la liturgie nous donne à méditer. Mais avant toute chose, situons l’événement de ce jour dans la vie de notre Eglise. Il y a quinze jours, Matadi acclamait son nouvel évêque dans la joie et l’allégresse générale. Aujourd’hui, c’est Lubumbashi qui fait la fête à son nouvel Archevêque. Et vous êtes venus très nombreux rendre grâce au Seigneur et lui crier votre joie  à ce rendez-vous auquel en aucun cas vous n’auriez voulu manquer.

  1. Aussi  suis-je  heureux de   saluer avec le représentant du Chef de l’Etat, S. Exc. Mgr Djomo, le Président de la CENCO et les évêques présents, les Chefs des confessions religieuses, les honorables sénateurs et députés, les excellences Mesdames et Messieurs les Ministres, les Ambassadeurs et chefs des missions diplomatiques, les illustres invités, et vous tous, chers frères et sœurs, fidèles de Lubumbashi.

  1. Je vous salue affectueusement, cher frère, Mgr Floribert Songasonga qui, en dépit d’une santé fragile ces dernières années, n’avez jamais manqué à vos devoirs de pasteur dans cet Archidiocèse, dans cette province ecclésiastique, et au niveau de la CENCO. Celle-ci vous est reconnaissante pour tout le travail accompli avec sagesse et discernement, dévouement et générosité dans notre Eglise depuis 1974 soit 36 ans. Merci pour votre ministère de prêtre à Lubumbashi et d’évêque à Kolwezi d’abord et d’Archevêque à Lubumbashi. Merci pour les services rendus au Comité Permanent des évêques, dans les commissions épiscopales nationales, notamment, celles des Séminaires et du clergé, de l’Apostolat des laïcs, de l’éducation chrétienne et des ressources naturelles. Fasse le Seigneur que la semence que vous avez mise en terre porte beaucoup de fruits.

  1. Avec joie et affection, je vous adresse mes salutations, cher frère, Mgr Jean-Pierre Tafunga, qui, après une fructueuse itinérance missionnaire à Uvira après Kilwa-Kasenga, occupez maintenant le siège métropolitain de Lubumbashi. Ce milieu ne vous est pas inconnu, pour y avoir été Archevêque  Coadjuteur de cet Archidiocèse, et y avoir exercé votre ministère comme Recteur du Collège et comme Provincial des salésiens. Nous vous remercions d’avoir accepté avec générosité la difficile tâche de gouverner pastoralement ce grand Archidiocèse. Notre prière vous accompagne ainsi que nos vœux d’un travail pastoral qui porte des fruits en abondance.

Chers frères et sœurs,

Distingués invités,

  1. La liturgie de ce quatrième dimanche du temps ordinaire A nous apprend une chose essentielle : en proclamant les béatitudes du Royaume, Jésus commence par ceux qui ont un cœur de pauvres : « Heureux les pauvres de cœur : le Royaume des cieux est à eux » (Mt 5,3). Là où le monde cherche avec frénésie la richesse, quitte à se laisser acheter les consciences, le Christ nous enseigne que le bonheur d’un homme ne se mesure pas à l’abondance de ses biens (cf. Lc 12, 15), ni à la hauteur de son compte en banque. Certes, le Seigneur ne prêche pas un stoïcisme consistant à se complaire dans la misère. Mais la vie d’un homme, fût-il riche n’est pas garantie du fait de ses seules richesses, car il aura à rendre compte de l’usage qu’il a fait de ses biens. Ailleurs, Jésus nous dira : « Nul ne peut servir deux maîtres à la fois : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre ». « Vous ne pouvez servir Dieu et l’Argent » (Mt 6, 24). Cet enseignement du Seigneur nous interpelle dans notre pays où la situation sociale du peuple peut pousser à succomber à la tentation permanente de corruption. Il faut réagir fermement à cette tentation.

Les pauvres de cœurs sont ceux qui n’ont pas le cœur attaché aux biens de la terre, mais qui vivent de solidarité et de partage et dont les richesses servent à créer des emplois. Ainsi ont vécu les chrétiens dans l’Eglise primitive, de cette solidarité qui va au-delà du clan et de la tribu.

A ceux qui se complaisent dans le mal, à ceux qui violent la loi de Dieu, aux pécheurs impénitents, le Seigneur dit : « Heureux ceux qui pleurent (leurs péchés) »,  ceux qui ont le cœur sensible au péché, ceux qui affinent continuellement leur sens du péché : ils seront consolés.

  1. Le Seigneur nous invite à avoir faim et soif de la justice. La justice, c’est l’ordre juste établi par Dieu pour que le monde en soit gouverné. Et la justice nouvelle, c’est l’ordre nouveau, l’ordre évangélique, l’ordre restauré suivant la Bonne Nouvelle du Christ. « Si votre justice ne dépasse pas celle des scribes et des pharisiens, dit Jésus, vous n’entrerez pas dans le Royaume de Dieu » (Mt 6, 1ss). La justice, c’est la perfection évangélique. C’est le cadre de vie fraternelle que l’amour, le commandement nouveau du Christ, a instauré. Ce cadre de vie vise à soigner l’intérieur de l’homme plutôt que l’extérieur, à accomplir les actes sans hypocrisie et en toute transparence, devant le regard du Père céleste qui voit tout. (cf. Mt 6, 1ss). Ceux qui ont faim et soif de cette justice  nouvelle, seront comblés et rassasiés.

  1. Cette justice nouvelle, cet Evangile du Christ, est digne que l’homme s’y accroche, en fasse l’option de sa vie, supporte les persécutions pour elle, car elle ouvre la voie du Royaume des cieux.

  1. La deuxième lecture de ce dimanche nous enseigne que Dieu regarde les qualités du cœur et non pas l’origine et le rang social des personnes qu’il appelle à son œuvre. Qui de nous, en effet,  aurait choisi de simples pêcheurs pour continuer dans le temps et dans l’espace la mission du Christ ?  Jésus-Christ le fait  pour montrer que cette œuvre est la sienne, que son Eglise est bâtie sur le roc, et que les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle (Mt 16, 18). Tenons fermement à cette foi ; témoignons-en ; c’est elle qui donne des voies d’espérance à notre existence et à notre vie.

Cher Mgr Jean-Pierre,

  1. Telles sont les vérités que vous devez enseigner, « à temps et à contre-temps » ( 2 Tm 4, 2), avec assurance, dans le souci de catéchiser le peuple de Dieu.  La parole de Dieu n’est pas enchaînée  (2 Tm 2, 9). Veillez surtout à ce que les fidèles chrétiens ne vivent pas un christianisme de facilité, fait de syncrétisme, à base d’une théologie mal digérée et approximative.

10. Que le Dieu de l’espérance vous comble de joie, de paix, de sérénité, et vous accorde un long ministère plein de fruits de sainteté.

Puisse la Vierge Marie marcher à vos côtés et vous soutenir. Amen.

+ L. Card. MONSENGWO PASINYA

Archevêque de Kinshasa

http://www.dia-afrique.org/index.php?option=com_content&view=article&id=538:rdc-le-cardinal-monsengwo-invite-a-tenir-ferme-dans-la-foi&catid=31:general&Itemid=46
French Injures contre le cardinal Monsengwo: le diocèse de Mbuji-Mayi veut traîner un député en justice
Feb 01, 2011

La réaction du cardinal Monsengwo sur les élections de 2011 soulève encore des vagues. Un député provincial du Kasaï Oriental a tenu des propos injurieux contre le prélat catholique, et le diocèse de Mbujimayi n’est pas content.

Au cours d’un débat sur les antennes d’une radio locale, jeudi dernier, Alidor Numbi, député provincial de l’AMP et rapporteur adjoint du bureau de l’Assemblée provinciale du Kasaï Oriental aurait tenu des propos discourtois et injurieux à l’endroit de la personne du cardinal Laurent Monsengwo Pasinya. Le diocèse de Mbujimayi en est choqué et se réserve le droit de traîner en justice ce député provincial. Les propos du député Numbi ont été tenus dans le cadre d’une émission des débats politiques sur la radio catholique Fraternité Buena Muntu.

Il aurait traité le cardinal Monsengwo d’insensé. Cela, en réaction à la dernière prise de position de l’archevêque de Kinshasa sur l’élection présidentielle de 2011, voulue à un seul tour par le gouvernement congolais.

La réaction du diocèse de Mbujimayi sur cet incident est intervenue le samedi 8 janvier 2011 avec une mise au point du vicaire judiciaire de ce diocèse, l’abbé François Lukumuenu, au cours d’un point de presse.

Ce dernier a ainsi exprimé l’indignation du clergé et des fidèles catholiques du Kasaï Oriental : « Au cours d’un débat sur les questions de société tenu ce jeudi 6 janvier 2011 à la radio Fraternité Buena Muntu, l’honorable député provincial Alidor Numbi s’est permis de dénigrer et d’injurier par des propos discourtois notre respecté et vénérable cardinal Laurent Monsengwo. Le diocèse de Mbujmayi, tous les fidèles et tous les hommes de bonne volonté se sentent offusqués et très blessés par cet acte ignominieux avec un manque de respect caractérisé par un responsable public, et de surcroît, membre du bureau de l’Assemblée provinciale. Le diocèse de MbujiMayi a attendu en vain les réactions et les excuses de l’Assemblée provinciale et des autorités publiques. Par voie de conséquence, le diocèse de Mbujimayi, se réserve le droit de vous annoncer, dans les heures qui suivent cette mise au point, une réaction proportionnelle à ce comportement indigne ».

LES PROPOS CONTROVERSES

Pour rappel, en date du mercredi 5 janvier 2011 au centre Lindonge de la commune de Limete, le cardinal Laurent Monsengwo avait répondu aux journalistes que les arguments de la Majorité pour justifier en 2011 un scrutin présidentiel à un tour ne convainquent pas. Il avait ainsi réagi : « Est-ce qu’on peut être à l’aise d’être le chef de l’Etat de 20% d’une population qui a 100% ? ». A cette occasion, il avait invité la classe politique au respect de « l’esprit de la loi », à « réfléchir sérieusement sur cette question », et à « ne pas précipiter les choses ».

Au sujet de ce débat lancé par le gouvernement à travers son porte-parole Lambert Mende, l’archevêque de Kinshasa avait précisément déclaré : « Les raisons qu’on avance ne nous convainquent pas. Il faut se rappeler la lettre de la loi et l’esprit de la loi. Chaque loi a un esprit. Chaque législateur, en proposant une loi, vise un esprit ».

A la question de la presse de savoir pourquoi la Constitution a demandé que l’élection présidentielle ait deux tours, le cardinal Monsengwo avait expliqué que c’est tout simplement parce que, si le candidat passe à un tour, cela veut dire automatiquement qu’il peut à la rigueur passer avec 20% des voix. Et selon lui, 20% des voix ne sont pas assez représentatives du peuple.

De l’avis du cardinal Monsengwo donc, on ne peut pas être chef de l’Etat de 20% d’une population. Quand ont est ainsi élu, on est soi-même mal à l’aise. Pour le cardinal de la RDC, il faut que le président élu ait suffisamment d’assise dans le pays, qu’on le reconnaisse partout, qu’il ait au 50% plus 1voix. C’est-à-dire 51% de voix.

En passant, l’archevêque de Kinshasa avait condamné les violences survenues au premier tour de l’élection présidentielle en 2006. Et il avait dit que pour les élections de 201, l’Eglise catholique ne donnera pas des consignes de vote qui touchent aux personnes, parce que ce n’est pas l’Eglise qui choisit. Toutefois, avait-il indiqué, l’Eglise va décrire le profil du candidat idéal.

A propos des hommes politiques qui profitent des messes pour s’adresser aux chrétiens, le cardinal Monsengwo avaient dit que les enceintes des paroisses ne sont pas des tribunes politiques, et l’Eglise n’est pas un lieu de division, on ne fait pas des meetings politiques et les hommes politiques ont d’autres tribunes pour parler.

Pour ceux qui le taxent d’être dépositaire de l’Opposition, l’archevêque de Kinshasa avait répondu : « Non ! Je ne parle pas pour lOpposition. L’Eglise a sa mission, elle est engagée pour la paix ». Et il avait insisté sur le fait que l’Eglise parle, elle dit la vérité, qui est un défi de la démocratie.

Au cours de cette conférence de presse, le cardinal Monsengwo avait précisé : « Si du côté de l’Etat, je m’aperçois que l’Etat règne et gouverne d’après la Constitution, nous marchons ensemble. Si je vois que l’Etat s’occupe du bien commun, nous marchons ensemble. Au cas contraire, ils ne peuvent pas compter sur moi, et je le leur dis ».

En ce qui concernait ses propos, le cardinal s’était voulu rassurant : « Quand je parle, spécialement quand ce sont des interpellations de nature prophétique, ils visent tout le monde. Donc, quand je parle, je ne m’adresse pas directement au président de la République ou aux gouvernants. Je m’adresse à tous les Congolais. Chacun doit voir dans quelle mesure il est concerné par mes propos ».

http://www.mediacongo.net/show.asp?doc=17013
French Kinshasa: le cardinal Monsengwo appelé à plus d’engagement
Feb 01, 2011

Les amis et ressortissants de la province ecclésiastique de Kinshasa ont demandé plus d’engagement au cardinal Laurent Monsengwo Passinya, au cours d’une réception organisée en son honneur, mardi 4 janvier au collège St Raphaël de Kinshasa. Cette rencontre a été organisée à l’occasion de son élévation à la dignité cardinalice par le Pape Benoît XVI. Le prélat catholique a affirmé que cette dignité lui procure plus de charges.

Les ressortissants et amis de la province ecclésiastique de Kinshasa regroupent trois provinces administratives notamment celles du Bandundu, Bas-Congo et de Kinshasa.

Pour le président du comité organisateur, Pierre Didier Pini Moke, le cardinal doit s’engager en faveur des personnes déshéritées:

   «Certains sont ruinés par l’angoisse. Ils attendent que vous vous habilliez de courage et teniez des discours mobilisateurs, qui puissent réveiller tout le monde comme vous l’avez fait le 5 décembre 2010 au stade des Martyrs.»

Dans sa réponse, le cardinal Laurent Mosengwo a affirmé que l’honneur entraîne une responsabilité.

A cette occasion, il a interpellé ses compatriotes sur le courage qu’ont montré les martyrs de l’indépendance, en sacrifiant leur vie pour la nation.

Parmi les personnalités invitées figuraient les sénateurs et députés ressortissants de la province ecclésiastique de Kinshasa.  Le président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo et le Premier ministre, Adolphe Muzito ont également pris part à cette manifestation.

http://radiookapi.net/actualite/2011/01/05/kinshasa-le-cardinal-monsengwo-appele-a-plus-de-courage/
French Quand le message de Noël 2010 du Cardinal Monsengwo énerve et crée encore la polémique dans l’espace politique
Jan 10, 2011
Le Cardinal Laurent Monsengwo ne loupe pas d’occasion pour fustiger le côté qu’il considère négatif de la situation politique du pays mis toujours au compte des autorités de l’Etat. L’homélie de Noël 2010 du Cardinal s’y est prêté et le primat de l’Eglise catholique de la RDC a récidivé ses critiques qui ne cessent d’interloquer même des analystes politiques avertis quant au suspect objectif poursuivi par le Cardinal

La célébration de la fête de la Nativité a toujours été l’occasion pour les responsables religieux de transmettre un message spécial à l’intention de la communauté chrétienne et au reste de la population. Tout comme la hiérarchie catholique à Rome, ses représentants dans différents pays adressent aussi des messages particuliers de Noël aux fidèles des communautés sous leur autorité pastorale. Pour la RDC, le primat de l’Eglise catholique, en l’occurrence le tout frais émoulu Cardinal Laurent Monsengwo, ne s’est jamais dérobé à cette sorte de protocole.

Pour la Noël 2010, le Cardinal a transmis son message de la fête de la Nativité dans son homélie de la messe qu’il a concélébrée avec ses collaborateurs officiants sacerdotaux. Il s’agit d’un message qui ne pouvait manquer de retenir l’attention du public au sein duquel s’est émergé un analyste politique en la personne de M. Jean François E. Mupompa. Cet analyste politique congolais a affirmé, dans un document parvenu lundi à la presse, que les Congolais sont réputés pour leur hospitalité, réagissant aux propos tenus le 25 décembre par le Cardinal Laurent Monsengwo. M. Mupompa estime qu’il n’est pas honnête aujourd’hui d’affirmer que le peuple congolais cultive la guerre et la violence, en se limitant au fait que certains acteurs politiques et religieux aient instrumentalisé des partisans à leur solde en vue de semer la haine et la violence dans un coin de la République.

L’analyste politique congolais pense, au sujet du mensonge, de la corruption, de l’injustice et de la haine, qu’il ne revient pas honnêtement de designer les coupables dans un camp donné, dans la mesure où la charge de la transformation de la société incombe à toutes les institutions. Selon M. Mupompa, la persistance des antivaleurs atteste que les Eglises, toutes tendances et dénominations confondues, se sont révélées incapables de réaliser une véritable conversion des coeurs. Ce qui, estime l’analyste, rend difficile la tâche des autorités publiques qui se limitent au for extérieur, alors que le for intérieur est abandonné par ceux qui ont le rôle de prêcher les valeurs d’Evangile.
Récidive acharnée !

Pour Mupompa, le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya n’a pas non plus raison quand il prétend que le pays tourne en rond depuis la clôture de la conférence nationale souveraine (CNS). M.. Mupompa rappelle que ce forum n’a pas réussi à réconcilier les Congolais entre eux et que son objectif de poser les bases pour la 3ème République dans un esprit de dialogue et de réconciliation n’avait pas été atteint.

L’analyste politique note, en rapport avec le bien commun de la population congolaise, qu’il n’est pas honnête d’ignorer les efforts déployés par les autorités du pays dans ce cadre notamment avec le remboursement d’une dette odieuse et le lancement de l’ambitieux programme des cinq chantiers.


Sens caché des déclarations du Cardinal Monsengwo

1. Les dernières déclarations de l’Archevêque de Kinshasa continuent à susciter l’étonnement de bien des observateurs de la scène politique congolaise.

   * Le 13 octobre dernier, à Yamoussoukro, dans une interview à un journal burkinabé, le prélat déclarait ceci : « La Conférence nationale souveraine a fait un très beau travail. Nous avons 916 axes de la conférence portant sur tous les aspects de la vie nationale. C’est une mine de renseignements et on a eu tort de ne pas continuer sur sa lancée, mais je reste convaincu que c’est une mine qui pourra inspirer le pays plus tard et l’aider davantage. Il y en a qui n’étaient pas prêts à suivre la Conférence sur sa lancée et on a eu tort de faire continuer le pays dans une ligne contraire à celle de la Conférence nationale qui demandait que personne ne prenne jamais le pouvoir par les armes ; on l’a fait, et c’est un peu pour ça qu’on est en train de tourner en rond ».
   * Dernièrement, lors de sa messe des prémices (Kinshasa, 5 décembre 2010), l’Archevêque avait pontifié en ce sens : « En me conviant à servir dans la modestie, la simplicité et l’humilité, le peuple qui m’est confié, le Pape invite tous ceux et celles qui sont investis de l’autorité dans le pays au même souci du peuple. Il leur rappelle que l’autorité est au service du bien commun. Une autorité ou un pouvoir qui ne s’occupe pas en priorité du bien commun du peuple, mais de ses propres intérêts, est un pouvoir sans objet.»
   * Aujourd’hui, à l’occasion de la fête de la Nativité (24-25 décembre 2010), il embraye sur la pédale et affirme, sans sourciller, que : « plutôt qu’une culture de la paix, c’est une culture de la guerre et de la violence qui est en vigueur dans notre pays. Toutes les dispositions sont prises et mises en place pour perpétuer la guerre, étant donné que celle-ci est favorisée par des intérêts partisans ».

2. Ces déclarations particulièrement graves, faites dans une période d’à peine douze semaines avec des dates synchronisées comme dans un calendrier liturgique, nous donnent davantage d’indications sur l’état d’esprit de leur auteur et sur la réalité des faits.

3. Qu’en est-il au juste ?

Primo : Est-ce vrai que la RDC tourne en rond depuis la clôture en queue de poisson de la CNS ?

Il n’est pas honnête d’affirmer une telle chose. Tout le monde sait que la CNS n’a pas réussi à réconcilier les Congolais entre eux. Si son objectif était de poser les bases pour la Troisième République, dans un esprit de dialogue et de réconciliation, personne ne peut dire aujourd’hui que cela avait été atteint. Contrairement à ce que l’on dit, le Prélat, alors président de la CNS, porte une lourde responsabilité de cet échec, car c’est lui qui a protégé les intérêts des anciens dignitaires et empêché que le déballage se fasse. Il reconnaît lui-même l’échec de la réconciliation quand il déclare ce qui suit à la clôture de la CNS : « le rite de réconciliation prévu à l’occasion de la clôture ne pourra avoir lieu sans ce repentir et cette demande de pardon. (…) Nous n’avons rien vu venir »

Même les deux grandes décisions prises à l’unanimité, dans un semblant de réconciliation, à savoir, l’Acte constitutionnel de la transition et la Constitution de la Troisième République, sont restées lettres mortes. Aucune transition n’a été gérée par un acte de la CNS. Et la Constitution de la République Fédérale du Zaïre est classée, depuis son adoption, sur les rayons de la politique fiction.

Le Cardinal Laurent Monsengwo blâme la voie qui avait permis de renverser les logiques qui géraient le pouvoir d’Etat depuis plus de trente ans. Il oublie que c’est l’échec cuisant de la logique du Cirque de la CNS qui a fait le lit de la guerre de libération. Et cela en conformité avec le principe de la CNS selon lequel les citoyens ont le droit de s’opposer à tout régime despotique.

Il n’est pas honnête que ceux qui nous ont fait tourner en rond de 1990 à 1997 ne puissent pas voir que, grâce à la révolution-pardon, on a réussi à réconcilier le peuple et que grâce à la Constitution de 2006, on a réussi à organiser des élections démocratiques et à mettre ainsi fin à la crise de légitimité qui remontait à 1960. Ceux qui se prévalent des supposés succès et acquis de la CNS devraient aussi en assumer les échecs.

Secundo : Est-ce vrai que l’autorité ne se préoccupe pas du bien commun de la population congolaise ?

Nous aimerions bien savoir si l’affirmation du Cardinal, en rapport avec le souci du bien commun se limite à rappeler ou à évoquer un principe d’ordre général ou s’il s’agit d’une interpellation visant à dénoncer un comportement observé. Il n’est point besoin de longues démonstrations pour voir que l’intention de l’auteur est une dénonciation. Dans ce cas, il n’est pas honnête, d’une part, d’ignorer les efforts déployés par les autorités en vue d’assurer le bien commun au peuple : remboursement d’une dette odieuse dont sa génération fut parmi les meilleurs consommateurs, d’autre part, de fermer les yeux pour ne pas voir le lancement de l’ambitieux programme de Cinq Chantiers, le seul qui soit à même de faire briller la ville-poubelle de Kinshasa (Kinshasa, teleme ongenge !) ou de ne pas admettre la capacité, aujourd’hui avérée, de neutraliser tout nouveau foyer de trouble. Tertio : Est-ce vrai d’affirmer que la guerre et la violence sont devenues notre culture à nous les Congolais aujourd’hui ?

Si nous définissons la culture comme un « ensemble d’usages, de coutumes, de convictions partagées, de manières de voir et de faire qui caractérisent une société ou un groupe », en toute modestie, simplicité et humilité, il n’est pas honnête d’affirmer aujourd’hui que le peuple congolais cultive la guerre et la violence. Les Congolais sont réputés pour leur hospitalité. On ne peut se limiter au fait que certains acteurs politiques et religieux, notoirement connus, aient instrumentalisé des partisans à leur solde en vue de semer la haine et la violence dans tel ou tel coin de la République pour en inférer abusivement qu’une culture de la violence et de la haine se serait installée chez nous. Les trouble-fête sont connus et souvent bien accueillis, même en dehors du confessionnal, après avoir semé la désolation qui à Kinshasa, qui à Luozi, qui à Dongo, à Kikwit, à Walikale, à Makobola, à Nyunzu, à Kiwandja, Bunia, Kasika, Tshikapa, Nyunzu, Uvira, Kabeya Kamwanga, etc. Ceux qui ont abîmé le boulevard Lumumba en brûlant des pneus au niveau de la 10e et de la 12e rues sont célébrés avec fastes, au nom du dieu des armées !

S’agissant du mensonge, de la corruption, de l’injustice ou de la haine, faut-il honnêtement désigner le coupable dans un camp, alors que la charge de la transformation de la société incombe à toutes ses institutions. La persistance de ces anti-valeurs atteste que les Eglises, toutes tendances et dénominations confondues, se sont révélées incapables de réaliser une véritable conversion des cœurs. Ce qui rend plus difficile la tâche des autorités publiques qui se limitent au for extérieur, alors que le for intérieur est abandonné par ceux qui ont la prétention de prêcher les valeurs ?

Les historiens s’interrogent désormais sur le bilan de 100 ans d’évangélisation. A-t-on vraiment transformé le cœur de l’homme ?

4. La face cachée de ces déclarations

1. Connaître et comprendre le Cardinal Monsengwo

Incontestablement, l’Archevêque métropolitain de Kinshasa est un brillant théologien et un éminent exégète. Nous aurions eu une brillante école d’Exégètes africains s’il s’était attelé à former la relève. Ayant préféré la carrière des honneurs, il vient d’être couronné par son élévation au cardinalat. Il est au top. Cependant, son destin clanique ne le vouait pas au sacerdoce. En tant que «Modju», son terrain naturel c’est la politique. Malheureusement, la politique lui aura toujours joué de mauvais tours, alors qu’il déclarait en avoir plusieurs dans ses manches. A la CNS, il fut élu président grâce aux voix d’une société civile qu’il traita lui-même de corrompue, le 21 mai 1992. Le projet de société dont il avait rêvé a tourné court. Le HCR-PT, parlement gigantesque, dont il était le président ne nous a pas légué un corps de lois dont on se souvienne. Depuis la dernière transition issue des Accords de Sun City, son activité politique a été illustrée entre autres par :

   * l’organisation sans succès de la fronde scolaire en septembre de chaque année ;
   * la tentative de création d’une superstructure chargée de contrôler la CEI, à partir de la CENCO ;
   * la déclaration pour empêcher l’organisation des élections de juillet 2006.
   * la tentative d’accréditation de faux résultats électoraux communiqués par Honoré Ngbanda.

2. Connaître ses motivations

Quand on se réfère à ses différentes déclarations, on ne peut s’empêcher de constater que le Cardinal est constant et cohérent avec lui-même. Le mois de décembre 2010 étant celui de la rentrée politique générale, son accueil triomphal après l’investiture à Rome a constitué le moment liminal de lancement de ses activités politiques. C’est le moment que Tshisekedi avait choisi pour son Congrès et que Vital Kamerhe retiendra pour annoncer son reniement et la création de son parti. Le Cardinal est ainsi entré dans la danse qui transformera le « Triangle nucléaire » en « Carré magique ». La scène politique congolaise s’est enrichie d’un nouveau ténor. Mais il est bon de se rappeler que lors de dernières élections, l’Eglise de Kinshasa dont il avait galvanisé les zouaves n’avait pas réussi à faire élire des candidats des partis chrétiens.

Le prétexte qui a servi au Cardinal de faire le pont entre le spirituel et le temporel c’est le chant du psalmiste : « Amour et Vérité se rencontrent Justice et Paix s’embrassent Vérité germera de la terre et des cieux se penchera la justice » (Ps 85, 11).

Mais, si vous n’avez pas les pieds sur terre, vous ne connaîtrez pas la Vérité. Si vous ne connaissez pas la Vérité, les Cieux ne s’ouvriront pas pour vous. C’est en vain que vous convoquerez la Justice.

C’est à se demander si les trois récentes déclarations du Prélat kinois sont empreintes de simplicité, de modestie, d’humilité. C’est cela qui nous révèlera s’il s’agit d’une démarche prophétique ou simplement d’une rentrée politique. « Je ne vais pas me lancer dans la politique. La politique, c’est l’affaire des laïcs ». Le peuple n’est pas dupe !

http://www.digitalcongo.net/article/72682
French Elections 2011 : l’avis du Cardinal Monsengwo est-il à prendre comme une parole d’Evangile ?
Jan 10, 2011
Le Cardinal Monsengwo très sollicité et assurément piégé par l’opposition n’a plus su se contenir devant la chaude controverse autour de la révision constitutionnelle que propose la majorité et vient de jeter le pavé dans la marre en marquant un rejet qui ne le maintient plus en gardien d’Eglise au milieu du village

Le cardinal Monsengwo est très sollicité de la part de l’opposition. Celle-ci tient à l’utiliser comme un faire-valoir. C’est dans ce cadre que se comprend la récupération de ses discours. Le cardinal a été obligé de remettre les pendules à l’heure. Au même moment qu’il a fait comprendre que ses exhortations ne sont pas des critiques contre les dirigeants du pays, il a donné son avis sur la révision constitutionnelle. Cet avis, aux yeux de certains, va apparaître comme une réplique aux propos de la majorité tels que présentés pas le porte-parole du gouvernement.

En effet, dans l’opposition on fait croire que l’instauration du scrutin à un tour serait une violation de la loi. Personne ne peut donner les dispositions de la loi qui seraient violées. Cependant, une chose est vraie, la révision constitutionnelle est constitutionnelle.

Les dispositions de la loi sur le scrutin à deux tours ne comptent pas parmi celles verrouillées et qui ne peuvent pas faire objet de révision. Tout ce qui se passe relève apparemment de stratégies politiques. L’opposition tisse ses stratégies électoralistes sur le deuxième tour. C’est son droit. Il serait étonnant que l’opposition interdise à la majorité de tisser aussi ses stratégies sans violer la loi.

En outre, puisqu’il faut respecter la loi, c’est cette loi qui a voulu qu’il y ait majorité et opposition. A quoi donc servirait la majorité si elle n’est là que pour faire le lit de l’opposition ? Par conséquent, il est abusif de parler de moralité ou de loi violée. Enfin, qu’est-ce qui dit que seul Joseph Kabila ou un autre candidat de la majorité serait destiné à gagner au premier tour ? On a en outre fait croire que le président élu avec un certain pourcentage manquerait de légitimité. C’est sans tenir compte du fait que le président, une fois élu, devient le président de tous les Congolais. Enfin, il est abusif de faire croire que le président ne serait que le président des électeurs. Que deviennent toute la masse de non électeurs qui, au regard des inscrits et des électeurs, constituent la majorité ?

L’opposition fait preuve d’un égoïsme politique qui ne laissera jamais la majorité distraite. On a aussi entendu dire que réviser la loi, serait changer le règlement en pleine compétition. Quelle est la compétition ? S’il s’agit des élections, les opérations n’ont pas encore commencé. Sinon on ne devrait même pas réviser le ficher électoral. Quelle compétition aurait commencé si on ne connaît même pas les acteurs importants que sont les électeurs ? La compétition commence avec la campagne électorale. On n’est pas encore là. Donc, on ne voit pas le cardinal se mêler dans les stratégies partisanes sans violer la règle de neutralité liée à sa fonction. Car, jusque-là, comme il l’a dit, le cardinal n’a le droit de n’épouser aucune cause, tant que tout se fait dans les règles de l’art.

Ce qu’a dit le cardinal

A travers Lambert Mende, la Majorité présidentielle a manifesté sa volonté de réviser la Constitution, notamment dans ses dispositions portant sur le scrutin à deux tours. Certains attribuent à tort les propos du Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya à l’Opposition politique, pendant que ce dernier, en tant que pasteur, a tout simplement voulu interpeller ses concitoyens. Voulant éclairer la religion des journalistes à ce sujet et dans le but de révéler le message du Pape Benoît XVI à l’occasion de la journée mondiale de la paix, le Cardinal Laurent Monsengwo a réservé la primeur à la presse réunie à l’occasion d’un point de presse qu’il a animé au Centre pastoral Lindonge, dans la commune de Limete.

Au sujet de ses relations avec les autorités du pays, L. Monsengwo pense que ses relations répondent à ce que le Pape Benoît XVI a souhaité, c’est-à-dire, la nécessité d’un dialogue entre les autorités civiles et religieuses. Dans son cas, et en tant que catholique, il est intégré et inséré dans la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO). Pour ce faire, son principe a toujours été le dialogue tant qu’il est nécessaire, c’est-à-dire, « si je m’aperçois que l’Etat règne et gouverne d’après la Constitution ; si je vois que l’Etat s’occupe du bien commun, nous marchons ensemble. Au cas contraire, ils ne peuvent pas compter sur moi et je leur ai dit ».

Mes interpellations sont prophétiques

Les interpellations du Cardinal ou de tout autre évêque ont une nature prophétique et visent tout le monde. Voilà une précision qui arrive au moment où l’opinion attribuait les dernières interventions du Cardinal à l’Opposition politique. Et pourtant, lorsqu’il parle, il ne s’adresse pas directement au Président de la République ou bien aux gouvernants, mais à tous les Congolais. C’est chacun qui doit voir dans quelle mesure il est concerné par ses propos, surtout que ceux-ci ont pour mission d’appeler les gens à la conversion. Et la conversion n’est pas réservée à un groupe. C’est le sens même de la prédication évangélique. Ceci pour dire qu’il ne faut pas chercher l’élément politique dans le discours d’un évêque. Car s’il fallait entrer en politique, Laurent Monsengwo l’aurait fait depuis 1997. Ainsi, au lieu de dire que Monsengwo n’a pas dit ceci, il faut plutôt se demander ce qu’il a voulu dire.

Dans ses réponses, le Cardinal a reconnu qu’il existe des mécanismes de concertation, mais cela ne l’empêche pas de dire la vérité. Pour lui, la démocratisation est un défi que d’aucuns doivent relever, surtout que le peuple était habitué avec le régime dictatorial de feu le Président Mobutu. Dans ce régime, il n’y avait qu’un seul son de cloche. Et pourtant, nous sommes en train d’aller tout droit vers la démocratisation, reconnait-t-il, et c’est l’Opposition qui doit jouer son rôle en alertant l’opinion chaque fois qu’il y a dérive. Et l’église ne peut dire que la vérité. On peut se demander comme Pilate, « qu’est-ce que la vérité » ? L’opposition n’a pas le monopole de la vérité.

Le Président doit avoir suffisamment d’assise

Au sujet de la révision constitutionnelle, Laurent Monsengwo a rappelé qu’il existe la lettre de la loi et l’esprit de la loi. Et quand on perd de vue que chaque loi a un esprit, que chaque législateur en proposant une loi vise un esprit, on peut passer à côté. Pourquoi est-ce que dans la Constitution on a demandé que les élections aient deux tours, s’est interrogé Laurent Monsengwo, avant de répondre que si le candidat passe au premier tour, cela veut dire automatiquement qu’il passe à la rigueur avec 20% des voix, ce qui n’est pas représentatif du peuple. Et pourtant, vous ne pouvez pas être un chef de l’Etat d’un peuple qui a 100%, en étant le chef de 20%. On est mal à l’aise soi-même. « Comment est-ce qu’on peut être à l’aise d’être un chef de 20% d’une population estimée à 100% », s’est-t-il interrogé, avant de dire que c’est ça l’esprit de la loi. Il a rappelé que c’est pour la même raison qu’à la Conférence nationale souveraine (CNS) on a refusé d’élire le Président de la République au second tour (Sénat+Assemblée nationale). Il faut que le Président ait suffisamment d’assise dans le pays, qu’on le reconnaisse partout. Pour ça, il faut qu’il ait au moins 50% des voix + 1 voix (51% des voix). Mais le Cardinal s’est réservé d’entrer dans les raisons des hommes politiques et l’esprit de la loi invite tout le monde à réfléchir sérieusement à cette question et à ne pas précipiter les choses.

En effet, si la Constitution a prévu un scrutin à deux tours, c’est pour éviter le vote indirect par des représentants de la population au Sénat. Pour affirmer la cohésion de tous, la Constitution a prévu le scrutin à deux tours ; et le code électoral a indiqué qu’il faut deux tours parce que le Président à élire, doit l’être et le devient pour une majorité de la population. Il n’est pas intéressant d’être élu à 20% pour une population estimée à 100% ; C’est pourquoi le second tour permet de départager les deux challengers. Celui qui obtient 50 % + 1, a donc la majorité de voix ». Encore que rien ne dit que le président ne peut gagner au premier tour qu’avec moins de 50%.

Monsengwo pas convaincu

En effet, le porte-parole du Gouvernement, Lambert Mende a soutenu lundi 3 janvier à la presse que la révision du code électoral est devenue nécessaire pour deux raisons fondamentales (le deuxième tour selon Mende, est devenu source de conflit au regard des élections organisées en Afrique, notamment en Guinée, en Côte d’Ivoire… ; et la RD Congo ne dispose pas de moyens suffisants pour organiser le second tour en raison de son coût exorbitant ; il serait bien indiqué de disposer ces moyens pour l’aménagement des infrastructures nationales. Pour Laurent Monsengwo : « Celui qui veut la fin prépare les moyens », indique le Cardinal, qui ajoute que les affrontements au deuxième tour en Rd Congo n’étaient pas pour des raisons purement ethniques. Sur d’autres questions relatives à la participation des ecclésiastiques dans les structures politiques électorales nationales, il a rappelé la décision prise en décembre 2010 par la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) de ne plus voir des ecclésiastiques occuper des postes politiques.

Toutefois, a-t-il précisé, l’Eglise qui n’a pas de candidats à supporter ou à proposer lors des prochains scrutins, continuera à assurer la formation civique des fidèles en vue des élections. Et d’ajouter que l’Eglise ne donnera aucune consigne de vote plutôt que de proposer le profil de candidat en vue de permettre aux fidèles d’en faire un choix judicieux. Nous vous proposons dans notre page 5 le message du Cardinal Laurent Monsengwo à l’occasion de la journée mondiale de la paix.

http://www.digitalcongo.net/article/72846
French Le cardinal Monsengwo appelle le peuple congolais à la culture de la paix
Jan 09, 2011
Le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya a appelé les fidèles de l’Eglise catholique en particulier et le peuple congolais en général au renforcement de la culture de la paix, dans son homélie, à l’occasion de la célébration de la fête de nativité, en la cathédrale Notre Dame de Lingwala.

Il a exhorté le peuple de Dieu à promouvoir cette culture sur base de la vérité, de l’amour et de la justice proclamés par Jésus-Christ  dans ses enseignements.

La venue de l’enfant Jésus, a-t-­il dit, est la manifestation de la volonté de Dieu d’établir la paix entre les hommes à travers le culte d’amour du prochain et du pardon car lui-même a tant aimé le monde qu’il a envoyé son fils pour sauver l’humanité par le sacrifice de sa vie. Le cardinal a invité les Congolais à une prise de conscience et à un sursaut d’éveil national pour l’édification d’une communauté de personnes éprises de paix et de justice.

La fête de Noël sur fonds de morosité sociale à Kinshasa

La fête de Noël a été célébrée sur fonds de morosité socio­économique à Kinshasa, a constaté l’ACP, samedi. La basse conjoncture au plan socio-économique a obligé la majorité de la population kinoise à opter pour la méditation. Plusieurs ménagères ont eu du mal à éditer les exploits des années antérieures pour s’approvisionner en denrées alimentaires surtout que la plupart des services de l’Etat n’ont pas été payés. Certains chrétiens ont pris rendez-vous avec l’Eternel à travers des veillées de prière dans leurs églises respectives.

La sainte famille de Nazareth appelée à servir de modèle aux parents

L’abbé Kabasele qui a officié dimanche la dernière messe en l’église « Notre Dame d’Afrique », à Kinshasa, dans la commune de Lemba, a exhorté les parents à s’inspirer de la sainte famille de Nazareth comme modèle de vie de foyer. Joseph, Marie et l’enfant Jésus ont connu de moments difficiles tout au long de leur existence. Mais jamais les parents du Christ n’avaient démissionné face à leurs responsabilités, a souligné le célébrant, déplorant le fait que beaucoup de parents congolais aujourd’hui ont tout simplement renoncé à leurs devoirs.

Cette situation est à l’origine de phénomènes tant décriés d’enfants de la rue et dans la rue, d’enfants sorciers et de shegues. Marie et Joseph n’ont jamais abandonné leur fils recherché par Nérode pour mettre fin a sa vie et à l’occasion de nombreuses souffrances du Christ. Leur foi en Dieu leur a permis de persévérer dans leur mission, a conclu l’abbé Kabasele.

http://www.digitalcongo.net/article/72661
German Kinshasa, erhebe Dich und leuchte”: Kardinal Monsengwos Bombe
Dec 24, 2010

Noch vor Oppositionsführer Etienne Tshisekedi, dessen Rückkehr nach Kinshasa nun für Mittwoch 8. Dezember vorgesehen ist, hat eine andere historische Figur jener hitzigen Zeit der früheren 1990er Jahre, als das damalige Zaire zwischen Diktatur und Demokratie schwankte und schließlich von Mobutu zerrissen wurde, eine glorreiche Rückkehr nach Kinshasa vollzogen. Mgr Laurent Monsengwo, höchster Würdenträger der katholischen Kirche des Kongo und damit der wichtigste christliche Führer der kongolesischen Nation, kehrte am 1. Dezember als frischgekürter Kardinal aus Rom nach Kinshasa zurück und ließ sich von Zehntausenden Anhängern begeistert feiern. Am vergangenen Sonntag 5. Dezember hielt er vor 80.000 Gläubigen eine aufsehenerregende Predigt-cum-Rede im großen “Stadion der Märtyrer” im Stadtzentrum, Stätte der wichtigsten nationalen Feierlichkeiten des Kongo.

“Kinshasa, erhebe Dich und leuchte im Angesicht Christi!” rief er der versammelten Menge zu, und im Angesicht des Elends der 10 Millionen “Kinois” konnte man das durchaus als politischen Aufruf verstehen. “Indem er mich bestellt hat, in Bescheidenheit, Einfachheit und Demut dem Volk zu dienen, das mir anvertraut worden ist, lädt der Papst all jene, die im Land Macht ausüben, zu eben jenem Wunsch des Volkes ein”, fuhr Kardinal Monsengwo fort. “Er erinnert sie daran, dass Macht dem Gemeinwohl dient. Eine Macht, die sich nicht an erster Stelle um das Gemeinwohl und das Volk sorgt, sondern um die eigenen Interessen, ist eine Macht ohne Sinn.”

Alle seien aufgerufen, für den Frieden zu arbeiten, vor allem im Osten des Landes, so Monsengwo weiter. “Es ist zwecklos, so viele Männer und Frauen zu töten, so viel unsagbare Gewalt zu verüben, um Geld zu machen. Das ist kriminelles Geld. Wir laden die von diesem Krieg betroffenen Personen ein, die Waffen niederzulegen und Frieden zu schließen, zunächst in Gerechtigkeit und dann in Versöhnung.” Alle Kongolesen, schloss er schließlich in einer Verknüpfung von Bibelsprüchen und der Nationalhymne (Debout Congolais), sollten jetzt für den Aufbau eines “schöneren Landes” tätig werden und sich und den Kongo “von Krieg, Rebellionen, moralischer Unordnung und sexueller Gewalt” abwenden, “um den Rechtsstaat und die persönliche Disziplin zu kultivieren”.

Diese Predigt war durchaus eine Kampfansage an die Entwicklung des Kongo, in einer Zeit zu der Kongos Regierung zunehmend der schlechten Regierungsführung, der massiven Verletzung der Menschenrechte, der Toleranz für Kriegsverbrechen, der krummen Geschäfte und der persönlichen Bereicherung beschuldigt wird. Und unter Monsengwos Zuhörern befanden sich alle, die gemeint waren: Staatspräsident Joseph Kabila, Premierminister Adolphe Muzito, die Präsidenten der beiden Parlamentskammern und was der kongolesische Staat noch so an politischen und militärischen Würdenträgern zählt. Das Stadion war zum Bersten gefüllt und hörte gebannt und teils jubelnd zu, berichten kongolesische Quellen. Das Ereignis wurde außerdem vom Staatsfernsehen RTNC übertragen.

Die Botschaft ist offensichtlich angekommen. Das Kabila-Hardliner-Hetzblatt “L’Avenir” spricht in seiner heutigen Ausgabe mäkelnd von “medial-politischer Masturbation” und wundert sich allen Ernstes, daß die Kongolesen ihrem Kardinal mehr Aufmerksamkeit schenken als dem belgischen EU-Handelskommissar Karel De Gucht, ebenfalls zu Besuch in Kinshasa.

Der 71jährige Monsengwo, dritter Kardinal in der Geschichte des Kongo – das Land mit den meisten Katholiken in Afrika – ist eine herausragende Figur der kongolesischen Zeitgeschichte. Während der Mobutu-Diktatur wurde er zuerst Präsident der katholischen Bischofskonferenz und dann Erzbischof von Kisangani. In dieser Funktion wurde er 1991, als Mobutu scheinbar in eine Demokratisierung einlenkte und mit Etienne Tshisekedi seinen schärfsten zivilen Gegner zum Premierminister ernannte, Leiter der Souveränen Nationalkonferenz, die Zaire eine neue demokratische Ordnung geben sollte. Mobutu sabotierte die Demokratisierung, ließ Tshisekedi und die Nationalkonferenz auflaufen und ließ am 16. Februar 1992 einen “Marsch der Christen” in Kinshasa blutig zusammenschießen. Aber weder Tshisekedi noch Monsengwo gaben auf. Ersterer versuchte vergeblich, weiterzuregieren; letzterer wurde Leiter eines Übergangsparlaments, das als Kompromißlösung versuchte, wenigstens einen Rest Fortschritt aus dem verfassungsrechtlichen Chaos zu retten, das der Machtkampf Mobutu-Tshisekedi hinterließ. All das brach zusammen, als ab 1996 die Kabila-Rebellion Zaire eroberte und daraus die Demokratische Republik Kongo machte, und Monsengwo ging daraus mit dem nicht unbedingt positiven Image eines ewigen Kompromißsuchers hervor. Je weiter aber danach der Kongo im Krieg versank, desto mehr wurde der Erzbischof wieder Inbegriff einer moralischen Integrität und Prinzipienfestigkeit, die in Kongos Politik längst verlorengegangen war.

Jahrelang wunderte sich der Kongo, warum in diesen Zeiten der Restauration autoritärer Herrschaft Monsengwo nichts mehr sagte. Jetzt spricht er wieder. Monsengwo und bald auch Tshisekedi zurück auf Kinshasas politischer Bühne – die Demokratische Republik Kongo betritt eine Art altvertrautes Neuland, aus dem diesmal hoffentlich etwas Besseres entsteht als vor knapp zwanzig Jahren in der Götterdämmerung Mobutus.

http://blogs.taz.de/kongo-echo/2010/12/07/kinshasa_erhebe_dich_und_leuchte_kardinal_monsengwos_bombe/
French Brazzaville: le président Sassou Nguesso a reçu le cardinal Monsengwo
Dec 24, 2010

Le prélat catholique a rendu visite jeudi 9 décembre au président Denis Sassou Nguesso à Brazzaville, capitale de la République du Congo. Les deux personnalités ont fait le tour de l’actualité africaine. Le cardinal Monsengwo est parti remercier tous ceux qui l’ont assisté à Rome et à Kinshasa, lors des célébrations de sa création comme cardinal par le pape Benoît XIV.

Au sortir d’un long entretien avec le président Denis Sassou Nguesso, le tout nouveau cardinal de la RDC a déclaré que lui et le chef de l’Etat ont « parlé de tout ».

« J’ai senti le devoir de venir remercier la première dame du Congo-Brazzaville et les frères et sœur qui ont fait le déplacement de Kinshasa lors de la célébration de mon élévation à la dignité cardinaliste », a indiqué Laurent Monsengwo.

Les cardinaux constituent, pour le pape, une sorte de sénat pour juger avec lui les événements du monde, a précisé le prélat catholique.

Le cardinal Monsengwo Pasinya qui a choisi Brazzaville pour sa première sortie en tant que cardinal, s’est prévalu d’une parenté par alliance avec le président congolais Denis Sassou Nguesso.

Pour rappel, le Congo-Brazzaville n’a eu dans son histoire qu’un seul cardinal, Emile Yayenda, assassiné en mars 1977.

http://radiookapi.net/actualite/2010/12/10/brazzaville-le-president-sassou-nguesso-a-recu-le-cardinal-monsengwo/
French Consécration du cardinal Monsengwo: un prêtre congolais témoigne
Dec 24, 2010

Le pape Benoît XVI a consacré ce samedi 20 novembre,  vingt quatre nouveaux cardinaux originaires de cinq continents. Parmi eux,  l’archevêque de Kinshasa, Mgr Laurent Monsengwo Pasinya... . La cérémonie a eu lieu devant plusieurs fidèles et religieux réunis dans la basilique Saint-Pierre. Un abbé congolais a été témoin de l’événement.

Les nouveaux élus étaient entièrement tous vêtus de pourpre, couleur évoquant leur engagement à servir l’Eglise jusqu’à l’effusion de leur sang.

Ils ont reçu par ailleurs des mains de sa sainteté le pape Benoît XVI  la « barrette », une toque quadrangulaire rouge, symbole de leurs fonctions…

Sur place à Rome, plusieurs Congolais  étaient présents à la cérémonie de ce samedi. Parmi eux, l’Abbé Jeannot Mandefu Buanga, prêtre de l’archidiocèse de Kananga, actuellement à Rome ou il fait des études bibliques….

Il témoigne :

   La fierté d’être Congolais. le Congo a été honoré à deux temps dans la cité de Vatican qui, les bras ouverts, a accueilli il y a deux ans ce fils congolais.  Il y a deux ans, la basilique a accueilli les Congolais venus de partout pour la première ordination d’un nonce de l’Afrique noire, Mgr Kalema Laurent… Et aujourd’hui c’est Mgr Monsengwo qui a fait sortir les voix congolaises de la cité de Vatican.  La fierté des Congolais s’est fait voir parce que beaucoup de Congolais se sont présentés. Et là, j’ ai eu  aussi l’orgueil d’être Congolais.

http://radiookapi.net/actualite/2010/11/20/consecration-du-cardinal-monsengwo-un-pretre-congolais-temoigne/
French Le Cardinal Monsengwo pour l’autorité au service du peuple
Dec 24, 2010

Kinshasa, le 07 décembre 2010 –(DIA)- « Le pouvoir de l’autorité n’a de sens que s’il est au service du peuple », telle est la déclaration du Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, Archevêque de Kinshasa, à l’endroit des autorités congolaises et du peuple de Dieu, à l’occasion de sa première messe solennelle célébrée le dimanche 5 décembre 2010 au stade des Martyrs de la Pentecôte de Kinshasa après son élévation à la dignité Cardinalice au cours du consistoire public du 20 et 21 novembre dernier par Sa Sainteté le Pape Benoît XVI à Rome.





Revenu au pays le quatre jours auparavant, le troisième cardinal de la RDC a invité ceux qui gouvernent à prendre leur responsabilité pour le bien du peuple congolais. Le Président Joseph Kabila qui avait à ses côté Mme Antoinette Sansou (première dame de la République du Congo), les présidents  de l’Assemblée nationale et du Sénat, les députés et Sénateurs,  le premier ministre et les membres du gouvernement, les ambassadeurs et chefs des missions diplomatiques étaient tous présents et ont  écouté ce message du Grand Pasteur. Message très applaudi par une foule en liesse.  

Le Cardinal est ainsi dans la droite ligne de la Mission lui confiée par le Successeur de Pierre, à savoir : « Travailler à la paix, à la justice et à la réconciliation des filles et fils de la RDC ». C’est dans ce contexte que le Prélat a invité les uns et les autres à déposer les armes et à faire la paix, dans la justice d’abord, puis dans la réconciliation. Mais aussi à cultiver l’Etat de droit et la discipline de vie pour le bien être de tous.



Le Cardinal s’est ainsi exprimé dans un stade de Martyrs plein à craquer et qui n’a pas pu contenir la foule des catholiques, et hommes et femmes de bonne volonté, venus rendre grâce au Seigneur pour cette élévation et  lui témoigné leur soutient dans les charges qui sont les siennes. Chaque mot, chaque phrase comptait et le déferlement de la foule a suffisamment montré que le peuple ne veut plus de cette guerre, ni des injustices dont il est victime. Fidèles catholiques et hommes de bonne volonté venus participer à cette messe ainsi que  tous ceux qui suivaient cette célébration en direct sur la Radio Télévision nationale congolaise (RTNC) ont retenu le message. Pour les uns et les autres, ce message tombe à point nommé au moment où le pays se prépare à aller aux élections présidentielles et législatives d’abord et aux autres élections ensuite. Le Cardinal a donné le ton pour un engagement ferme en faveur de la Justice et de la Paix en RDC. (Agence catholique DIA www.dia-afrique.org )
French Homélie du cardinal Monsengwo au Stade des Martyrs
Dec 24, 2010
Dimanche 5 décembre, lors de la messe d’accueil en tant que nouveau cardinal célébrée au Stade des Martyrs, l’archevêque de Kinshasa, le cardinal Laurent Monsengwo, a invité tous les belligérants dans l’est du pays à déposer les armes

« Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu’il m’a fait ? » (Ps 116, 12)

1. Tels sont, chers frères et sœurs, les sentiments et le cri qui montent du fond de mon cœur, en ce moment où, rentré de la Ville éternelle, je célèbre la Messe d’action de grâce pour mon élévation à la dignité cardinalice.

2. « Que rendrai-je au Seigneur ?... » Que rendrons-nous au Seigneur ?... car cet événement du cardinalat, le peuple, comme un seul homme, l’a perçu comme un don de Dieu obtenu grâce à ses prières. Ce don de Dieu concerne en quelque sorte tous les fils et filles de notre pays. En témoigne la foule des pèlerins congolais à Rome, qui ont tenu à célébrer l’événement. Témoin aussi la foule immense réunie dans ce stade pour la messe d’action de grâces. Je salue avec déférence le Président Joseph Kabila qui est venu prier avec nous et qui n’a pas lésiné sur les moyens pour la réussite de la fête à Rome comme à Kinshasa. Je salue cordialement les honorables sénateurs et députés, Mgr le Chargé d’affaires a.i de la Nonciature, les archevêques et évêques de la CENCO, les membres du gouvernement, les ambassadeurs et chefs des missions diplomatiques. Je salue chaleureusement Mama Antoinette et la forte délégation des évêques et des frères de Brazzaville. Je salue finalement la délégation de l’ACERAC et du Gabon. Et que dire de tous ces prêtres, religieux et religieuses et fidèles laïcs de toutes conditions qui, depuis ma nomination, n’ont pas cessé de me témoigner leur sympathie. Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu’il m’a fait ? Sinon en élevant la coupe du salut, en renouvelant mes vœux envers le Seigneur, et en offrant le sacrifice d’action de grâce (cf. Ps 115, 13-14.17). Mon action de grâce s’adresse d’abord au Seigneur, Maître du temps et de l’histoire, qui, à ce moment précis, a voulu m’associer plus étroitement à la mission apostolique du Christ d’annoncer au Monde la Bonne nouvelle du salut.

3. Notre reconnaissance va ensuite au Saint Père, Sa Sainteté le pape Benoît XVI, qui a daigné me juger digne de faire partie du collège de ses conseillers dans sa charge de pasteur universel, chargé d’assurer l’unité et la communion du troupeau du Seigneur. En nous imposant la barrette rouge, le successeur de Pierre nous a demandé d’être des témoins intrépides du Christ et de son évangile jusqu’à l’effusion du sang. En nous passant l’anneau cardinalice au doigt, le pape nous a dit : « Reçois l’anneau de la main de Pierre et sache qu’avec l’amour du Prince des Apôtres se renforce ton amour envers l’Eglise».

4. Engagement renouvelé pour l’annonce de l’Evangile, profession fidèle de la foi jusqu’à l’effusion de sang, témoignage intrépide au Christ et à son évangile, fidélité à Pierre et à son successeur, amour de l’Eglise.

5. Tels sont les obligations et les devoirs auxquels j’ai souscrits et qui sont essentiels au cardinalat. La liturgie du 20 novembre (Mc 10, 32-45) a donné au Saint Père l’occasion d’inviter les nouveaux cardinaux à méditer et à contempler « l’icône de Jésus comme le Messie annoncé par Isaïe (Is 53) qui n’est pas venu pour être servi mais pour servir ». L’autorité dans la communauté chrétienne est service, et non pas domination. Qui veut être premier se fera le serviteur de tous. Le pouvoir et l’autorité n’ont de sens que si l’on a le souci des autres, le souci du service des pauvres, des déshérités et des laissés pour compte.

6. Le Saint-Père a daigné m’attribuer comme église titulaire « Marie, Reine de la Paix à Ostie ». Sans doute le Pape a-t-il pensé à notre pays martyrisé par toutes sortes de conflits, de violence et de guerre, me demandant de travailler à la paix, à la justice et à la réconciliation des fils et filles de notre pays. Nous ne nous déroberons pas à cette tâche. Nous demandons à Marie, Mère de la Paix, de nous obtenir la paix qui est une promesse et un héritage de son Fils.

7. Le choix par le Pape de la solennité du Christ Roi de l’Univers pour le couronnement de ces cérémonies du consistoire n’est pas le fait du hasard. C’est tout le sens de la mission que nous recevions, à savoir : édifier le royaume de Dieu, « royaume sans limite et sans fin, royaume de vie et de vérité, royaume de grâce et de sainteté, royaume de justice, d’amour et de paix » (Préface du Christ Roi)

8. La Divine Providence a disposé que cette eucharistie, nous la célébrions à quelques jours de l’anniversaire du martyre de la bienheureuse Marie Clémentine Anuarite, béatifiée par le pape Jean-Paul II voici vingt cinq ans (1985). La bienheureuse Anuarite, fleuron de l’évangélisation dans notre pays, demeure un modèle d’amour, de fidélité, de virginité et de pureté, de courage et d’endurance, de foi et d’espérance. Elle nous invite tous(tes) à aimer Dieu par-dessus tout et à donner notre vie pour lui. Si une fille de notre peuple a pu professer sa foi au Christ jusqu’au sacrifice suprême, c’est dire que la sainteté est à portée de la main et que tout(e) congolais avec l’aide de Dieu peut accéder à la sainteté. Chers frères et sœurs,

9. Telles sont les considérations qui entourent l’événement que nous célébrons aujourd’hui. En demandant à l’Archevêque de Kinshasa un engagement renouvelé dans l’annonce de l’Evangile et le témoignage au Christ Messie, au besoin jusqu’à l’effusion du sang, le Pape, et à travers lui, l’Eglise demande aux fidèles de Kinshasa et du Congo ce même zèle pour la diffusion de l’Evangile et la profession de la foi chrétienne : une foi conséquente « Kinshasa lève-toi et resplendis de la lumière du Christ ».

10. En me conviant à servir dans la modestie, la simplicité et l’humilité le peuple qui m’est confié, le Pape invite tous ceux (celles) qui sont investis de l’autorité dans le pays au même souci du peuple. Il leur rappelle que l’autorité est service du bien commun. Une autorité et un pouvoir qui ne s’occupent pas en premier lieu du bien commun et du peuple, mais de ses propres intérêts, est un pouvoir sans objet.

11. En m’attribuant l’Eglise titulaire de Sainte Marie « Reine de la Paix », le Pape nous demande à nous tous d’employer toutes les voies de droit national et international pour mettre fin à la guerre au Congo en général et singulièrement dans l’Est du pays. Que tous les accords et tous les partenariats aillent dans le sens du bien du peuple et d’une paix juste et durable. Point n’est besoin de tuer tant d’hommes et de femmes, point n’est besoin de tant de violences innommables pour se faire de l’argent. C’est de l’argent criminel. Nous invitons les personnes concernées par cette guerre à déposer les armes et à faire la paix dans la justice d’abord et ensuite dans la réconciliation. Cette réconciliation que le Christ donne à ceux et celles qui tuent la haine dans leur cœur.

12. Le jubilé d’argent de la béatification de la bienheureuse Anuarite, tuée à la suite de désordres moraux et politiques, doit aujourd’hui plus que jamais détourner les fils et filles de la RD Congo de la guerre, des rébellions, des désordres moraux et des violences sexuelles, pour cultiver l’Etat de droit et la discipline personnelle de vie.

13. J’ai été consolé par la présence massive des compatriotes, évêques, prêtres, religieux(ses), laïcs de toutes conditions, qui se sont imposé des sacrifices financiers pour participer à mon élévation au Cardinalat. J’ai été fort sensible à la contribution généreuse du Chef de l’Etat et de plusieurs autres pour la réussite de l’événement et je leur en suis reconnaissant. Je remercie les Ambassades de Belgique et d’Italie pour avoir mené à bien les démarches consulaires de ceux qui ont fait le voyage à Rome. Je remercie les deux comités d’organisation au Congo et à Rome, pour leur contribution au succès de la fête.

14. « Que rendrons-nous au Seigneur pour le bien qu’il nous a fait ? » (Ps 115). Tous, comme un seul homme, rendons-lui un pays toujours plus beau et plus développé, sans chamailleries inutiles ni disputes partisanes. Tous, édifions une Eglise de Dieu toujours plus splendide, sans taches ni rides, ni aucun défaut, mais sainte et irréprochable (Eph 5,27), debout et non pas prostrée, au pied de la Croix : resplendissant de la lumière du Christ.

15. Que rendrons-nous au Seigneur… comme le dit Jean-Baptiste dans l’évangile de ce jour, rendons-lui un fruit qui exprime notre conversion et notre amour. Puisse la Vierge Marie nous couvrir de son manteau et nous accompagner dans ce cheminement de foi, elle qui « a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur » (Lc 1,45).

Amen.

+Laurent Cardinal Monsengwo
Archevêque de Kinshasa

http://www.la-croix.com/Homelie-du-cardinal-Monsengwo-au-Stade-des-Martyrs/article/2448001/47602
French Le cardinal Monsengwo accueilli en digne prince de l’Eglise à son retour à Kinshasa
Dec 04, 2010

Tout Kinshasa  mobilisé a réservé un accueil délirant mercredi au cardinal Laurent Monsengwo Pasinya qui, comme Christ à Jérusalem, a reçu  les honneurs dignes d’un véritable prince de l’Eglise à son  retour du Vatican, en Italie,  où  il a été investi dans ses nouvelles fonctions de cardinal  par  le Pape Benoît XVI.
C’est vers 13 h10 que  le régulier d’Ethiopian Airlines s’est immobilisé sur le tarmac de l’aéroport international, où un comité d’accueil composé du gouverneur de  la Ville de Kinshasa, André Kimbuta Yango, de l’Inspecteur provincial de  la Police nationale congolaise,  le général Jean-de- Dieu Oleko, du bourgmestre de la commune de  la N’sele, l’attendait impatiemment. On a  noté également  la  présence de Mme Claudia Sassou Nguesso, conseillère en communication du Président Denis Sassou Nguesso et des milliers d’élèves du réseau catholique ainsi que des fidèles des paroisses environnantes de l’aéroport.
Sur le parcours emprunté par le cortège, c’était la  joie qui se lisait sur les visages des fidèles catholiques et des Eglises qui partagent  l’œcuménisme avec l’Eglise catholique romaine. Ils étaient des milliers, ovationnant, brandissant pagnes, mouchoirs, calicots et rameaux pour dire merci à Dieu qui a doté Kinshasa d’un nouveau cardinal, le troisième après Joseph Albert Malula et Frédéric Etsou Bamungwabi.
Le point de chute du carnaval a été la paroisse « Notre Dame du Congo », dans la commune de Lingwala où l’attendaient les sommités de l’archidiocèse de Kinshasa. Le cardinal a reçu les honneurs militaires sous une pluie battante en signe de bénédiction, avant  d’aller s’incliner  à la sacristie et de prendre la parole pour remercier Dieu qui l’a élevé à ce rang et les Kinois pour tout le soutien qu’ils lui ont témoigné. C’est le 20 octobre dernier que le Cardinal Monsengwo a été élevé à ce rang par le Pape Benoît XVI.

http://www.mediacongo.net/show.asp?doc=16775
French Le nouveau cardinal Laurent Monsengwo accueilli dans l’allégresse à Kinshasa
Dec 04, 2010

C’est ce mercredi 1er décembre dans l’après-midi que des milliers de catholiques ont accueilli le nouveau cardinal Laurent Monsengwo à l’aéroport international de N’djili de Kinshasa. Un long cortège l’a conduit jusqu’à la cathédrale Notre Dame du Congo.

Dès sa descente de l’avion, le prélat catholique a été accueilli par la chanson « Nzambe aponi yo ». Puis, le cortège a emprunté le boulevard Lumumba, les avenues By Pass et Kianza via rond-point Super Lemba ; les avenues Université, Victoire, Kasa Vubu en passant par Mariano.

Partout, le cardinal Monsengwo a reçu des bains de foule considérables qui de temps en temps ont freiné son cortège.

A Bandalungwa,  la pluie s’est invitée à l’événement. Le cardinal l’a bravée, se laissant mouillé jusqu’au sortir de l’avenue Mondjiba pour s’engager sur boulevard du 30 juin.

Le cortège du cardinal Monsengwo a emprunté enfin l’avenue Libération, ex-24 novembre, pour chuter à la cathédrale Notre Dame du Congo où un monde fou l’attendait.

Le nouveau cardinal n’a fait aucune déclaration à la presse, à l’exception de la bénédiction qu’il a accordée à tout le monde.

Son grand message, il l’annoncera, peut-être, à la messe de dimanche prochain au stade des Martyrs.

http://radiookapi.net/actualite/2010/12/02/le-nouveau-cardinal-laurent-monsengwo-accueilli-dans-l%E2%80%99allegresse-a-kinshasa/
Italian REP. DEM.CONGO, IN MIGLIAIA ACCOLGONO IL NUOVO CARDINALE
Dec 04, 2010

(AGIAFRO) - Kinshasa, 2 dic. - Migliaia di fedeli hanno accolto il nuovo cardinale Laurent Monsengwo al suo arrivo all'aeroporto di Kinshasa, capitale della Repubblica democratica del Congo. I fedeli lo hanno accompagnato lungo tutto il percorso che il prelato, di ritorno da Roma, dove ha partecipato al concistoro, ha compiuto fino alla cattedrale Notre Dame della capitale. Monsegwo non ha pronunciato discorsi ufficiali e si e' limitato a impartire una benedizione ai fedeli. Testimoni raccontano che era anni che non si vedeva cosi' tanta folla per le strade della citta'. Il cardinale non ha rilasciato alcuna dichiarazione nemmeno ai numerosi giornalisti che lo aspettavano all'aeroporto. Con molta probabilita' il suo primo discorso pubblico lo terra' durante l'omelia che lui stesso celebrea' allo stadio di Kinshasa domenica. (AGIAFRO) .

http://www.agi.it/dossier-speciali/afro--notizie-dallafrica/elenco-notizie/201012021520-spe-rt10063-rep_dem_congo_in_migliaia_accolgono_il_nuovo_cardinale
English Kinshasa: la Cenco salue la création du cardinal Laurent Monsengwo
Nov 03, 2010

Le pape Benoît XVI a annoncé, mercredi 20 octobre dans la matinée à Rome, la création de Monseigneur Laurent Monsengwo comme cardinal. A propos de cette élévation, l’église catholique de la RDC a exprimé sa satisfaction à travers la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), qui regroupe les évêques de la RDC.

La Cenco salue cette élévation et attend un rôle plus accru de Laurent Monsengwo dans l’évangélisation du pays.

http://radiookapi.net/actualite/2010/10/20/kinshasa-la-cenco-salue-la-creation-du-cardinal-laurent-monsengwo/
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